jeudi, 21 février 2008

Quel talent

Voici un petit extrait du seigneur des anneaux, dans la langue du maître, c'est mieux!


"My dear People, began Bilbo, rising in his place. 'Hear! Hear! Hear!' they shouted, and kept on repeating it in chorus, seeming reluctant to follow their own advice. Bilbo left his place and went and stood on a chair under the illuminated tree. The light of the lanterns fell on his beaming face; the golden buttons shone on this embroidered silk waistcoat. They could all see him standing, waving one hand in the air, the other was in his trouser-pocket.
My dear Bagginses and Boffins, he began again; and my dear Tooks and Brandybucks, and Grubbs, and Chubbs, and Burrowses, and Hornblowers, and Bolgers, Bracegirdles, Goodbodies, Brockhouses and Proufoots. ' PROUDFEET!' shouted an elderly hobbit from the back of the pavilion. His name, of course, was Proudfoot, and well merited; his feet were large, exceptionally furry, and both were on the table.
Proudfoots, repeated Bilbo. Also my good Sackville-Bagginses that I welcome back at last to Bag End. Today is my one hundred and eleventh birthday : I am eleventy-one today! 'Hurray! Hurray! Many Happy Returns!' they shouted, and they hammered joyously on the tables. Bilbo was doing splendidly. This was the sort of stuff they liked : short and obvious.
I hope you are all enjoying yourselves as much as I am. Deafening cheers. Cries of Yes (and No). Noises of trumpets and horns, pipes and flutes, and other musical instruments. There were, as has been said, many young hobbits present. Hundreds of musical crackers had been pulled. Most of them bore the mark DALE on them; which did not convey much to most of the hobbits, but they all agreed they were marvellous crackers. They contained instruments, small, but of perfect make and enchanting tones. Indeed, in one corner some of the young Tooks and Brandybucks, supposing Uncle Bilbo to have finished (since he had plainly said all that was necessary), now got up and impromptu orchestra, and began a merry dance-tune. Master Everard Took and Miss Melilot Brandybuck got on a table and with bells in their hands began to dance the Springle-ring: a pretty dance, but rather vigorous.
But Bilbo had not finished. Seizing a horn from a youngster near by, he blew three loud hoots. The noise subsided. I shall not keep you long, he cried. Cheers from all the assembly. I have called you all together for a Purpose. Something in the way that he said this made an impression. There was almost silence, and one or two of the Tooks pricked up their ears.
Indeed, for Three Purposes! First of all, to tel you that I am immensely fond of you all, and that eleventy-one years is too short a time to live among such excellent and admirable hobbits. Tremendous outburst of approval.
I don't know half of you half as well as I should like; and I like less that half of you half as well as you deserve. This was unexpected and rather difficult. There was some scattered clapping, but most of them were trying to work it out and see if it came to a compliment.
Secondly, to celebrate my birthday. Cheers again. I should say: OUR birthday. For it is, of course, also the birthday of my heir and nephew, Frodo. He comes of age and into his inheritance today. Some perfunctory clapping by the elders; and some loud shouts of 'Frodo! Frodo! Jolly old Frodo,' from the juniors. The Sackville-Bagginses scowled, and wondered what was meant by 'coming into his inheritance'.
Together we score one hundred and forty-four. Your members were chosen to fit this remarquable total: One Gross, if I may use this expression. No cheers. This was ridiculous. Many of his guests, and especially the Sackville-Bagginses, were insulted, feeling sure the had only been asked to fill up the required number, like goods in a package. 'One gross, indeed! Vulgar expression.'
It is also, if I may be allowed to refer to ancient history, the anniversary of my arrival by barrel at Esgaroth on the Long Lake; though the fact that is was my birthday slipped my memory on that occasion. I was only fifty-one then, and birthdays did not seem so important. The banquet was very splendid, however, though I had a bad cold at the time, I remember, and could only say 'thag you very buch'. I now repeat it more correctly: Thank you very much for coming to my little party. Obstinate silence. Tey all feared that a song or some poetry was now imminent; and they were getting bored. Why couldn't he stop talking and let them drink his health? But Bilbo did not sing or recite. He paused of a moment.
Thirdly and finally, he said, I wish to make an ANNOUNCEMENT. He spoke this last word so loudly and suddenly that everyone sat up who still could. I regret to announce that - though, as I said, eleventy-one years is far too short a time to spend among you - this is the END. I am going. I am leaving NOW. GOOD-BYE !"

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Lautréamont, les chants de Maldoror

J'adore ce bouquin! c'est sombre, voire morbide, mais tellement bien écrit que la noirceur des mots fait éclore la beauté des chants! En tout cas, c'est de la bonne poésie! Petit extrait.

J'ai vu, pendant toute ma vie, sans en excepter un seul,
les hommes, aux épaules étroites, faire des actes stupides et
nombreux, abrutir leurs semblables, et pervertir les âmes par
tous les moyens. Ils appellent les motifs de leurs actions: la
gloire. En voyant ces spectacles, j'ai voulu rire comme les
autres; mais, cela, étrange imitation, était impossible. J'ai
pris un canif dont la lame avait un tranchant acéré, et me suis
fendu les chairs aux endroits où se réunissent les lèvres. Un
instant je crus mon but atteint. Je regardai dans un miroir
cette bouche meurtrie par ma propre volonté! C'était une
erreur! Le sang qui coulait avec abondance des deux blessures
empêchait d'ailleurs de distinguer si c'était là vraiment le
rire des autres. Mais, après quelques instants de comparaison,
je vis bien que mon rire ne ressemblait pas à celui des
humains, c'est-à-dire que je ne riais pas. J'ai vu les
hommes, à la tête laide et aux yeux terribles enfoncés dans
l'orbite obscur, surpasser la dureté du roc, la rigidité de
l'acier fondu, la cruauté du requin, l'insolence de la
jeunesse, la fureur insensée des criminels, les trahisons de
l'hypocrite, les comédiens les plus extraordinaires, la
puissance de caractère des prêtres, et les êtres les plus
cachés au dehors, les plus froids des mondes et du ciel; lasser
les moralistes à découvrir leur coeur, et faire retomber sur
eux la colère implacable d'en haut. Je les ai vus tous à la
fois, tantôt, le poing le plus robuste dirigé vers le ciel,
comme celui d'un enfant déjà pervers contre sa mère,
probablement excités par quelque esprit de l'enfer, les yeux
chargés d'un remords cuisant en même temps que haineux, dans un
silence glacial, n'oser émettre les méditations vastes et
ingrates que recélait leur sein, tant elles étaient pleines
d'injustice et d'horreur, et attrister de compassion le Dieu de
miséricorde; tantôt, à chaque moment du jour, depuis le
commencement de l'enfance jusqu'à la fin de la vieillesse, en
répandant des anathèmes incroyables, qui n'avaient pas le sens
commun, contre tout ce qui respire, contre eux-mêmes et contre
la Providence, prostituer les femmes et les enfants, et
déshonorer ainsi les parties du corps consacrées à la pudeur.
Alors, les mers soulèvent leurs eaux, engloutissent dans leurs
abîmes les planches; les ouragans, les tremblements de terre
renversent les maisons; la peste, les maladies diverses
déciment les familles priantes. Mais, les hommes ne s'en
aperçoivent pas. Je les ai vus aussi rougissant, pâlissant de
honte pour leur conduite sur cette terre; rarement. Tempêtes,
soeurs des ouragans; firmament bleuâtre, dont je n'admets pas
la beauté; mer hypocrite, image de mon coeur; terre, au sein
mystérieux; habitants des sphères; univers entier; Dieu, qui
l'as créé avec magnificence, c'est toi que j'invoque:
montre-moi un homme qui soit bon!... Mais, que ta grâce
décuple mes forces naturelles; car, au spectacle de ce monstre,
je puis mourir d'étonnement: on meurt à moins.

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lundi, 18 février 2008

Triste écho...

France ! à l'heure où tu te prosternes,
Le pied d'un tyran sur ton front,
La voix sortira des cavernes
Les enchaînés tressailleront.

Le banni, debout sur la grève,
Contemplant l'étoile et le flot,
Comme ceux qu'on entend en rêve,
Parlera dans l'ombre tout haut ;

Et ses paroles qui menacent,
Ses paroles dont l'éclair luit,
Seront comme des mains qui passent
Tenant des glaives dans la nuit.

Elles feront frémir les marbres
Et les monts que brunit le soir,
Et les chevelures des arbres
Frissonneront sous le ciel noir ;

Elles seront l'airain qui sonne,
Le cri qui chasse les corbeaux,
Le souffle inconnu dont frissonne
Le brin d'herbe sur les tombeaux ;

Elles crieront : Honte aux infâmes,
Aux oppresseurs, aux meurtriers !
Elles appelleront les âmes
Comme on appelle des guerriers !

Sur les races qui se transforment,
Sombre orage, elles planeront ;
Et si ceux qui vivent s'endorment,
Ceux qui sont morts s'éveilleront.

Mais où se cache le Hugo du XXI éme???

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lundi, 11 février 2008

Zic encore et toujours

J'écoute beaucoup de musique en ce moment, ça me déstresse. Ma mère dit qu'à avoir toujours la baladeur à portée d'oreilles, même en ville, je vais me faire renverser un de ces jours. Pas grave, pourvu que je parte sur une chanson qui me plaise, c'est l'essentiel!!!!

Larsen (Zazie)

le réveil
tous les matins c'est pareil
je ne l'entends pas
c'est comme ça
c'est comme tous ces bruits
que tu fais courir sur moi
ça ne m'atteint pas
c'est mieux comme ça
tant qu'on se parlera sur ce ton
je ferai baisser le son...

sourd, on devient sourd
toutes ces sirènes dans nos cours
ça nous gêne
on a beau changer de chaîne
lourd, le cœur est lourd
toutes ces alarmes à l'amour
ça larsen
il faut qu'on reprenne forme humaine

la radio
tous les journaux, c'est pareil
on ne s'entend pas
dans ce monde là
ça sonne
téléphone
mais je fais la sourde oreille
je ne réponds pas
ça sert à quoi ?
tant qu'on se parlera sur ce ton
je ferai baisser le son

sourd, on devient sourd
toutes ces sirènes dans nos cours
ça nous gêne
on a beau changer de chaîne
lourd, le cœur est lourd
toutes ces alarmes à l'amour
ça larsen
regarde où ça nous mène

sourd, on reste sourd
il suffit qu'un peu d'amour
nous revienne
pour qu'on reprenne forme humaine

{...}

je garde les images sans le son
tu devrais changer de ton
nos silences sont plus beaux
que nos assauts
pourquoi nous tailler l'âme au couteau ?

sourd, on devient sourd
toutes ces sirènes dans nos cours
ça nous gêne
on a beau changer de chaîne
lourd, le cœur est lourd
toutes ces alarmes à l'amour
ça larsen
regarde où ça nous mène

sourd, on reste sourd
tous ces appels au secours
ça larsen
reprenons forme humaine
sourd, fais pas le sourd
je te jure que l'amour
en vaut la peine
mais laisse ta main
dans la mienne

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mardi, 05 février 2008

Comme ça en passant....

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Je passais par hasard! J'ai honte, je te laisse un peu mourir, pauvre blog, mais que vont penser les fans de moi!!C'est regrettable! Mais je n'ai plus le temps. Chaque minute devient précieuse, en derniére année de fac. Je vous assure, c'est pas des blagues! C'est la course au boulot, au vrai boulot, à celui qu'on voulait faire quand on était petit mais qu'on a oublié, étant grand! J'en ai marre, je veux décrocher mon stage en maison d'édition, me faire aimer de mon patron et y rester! Je veux pas aller en master, pas plus qu'à l'I.U.F.M! J'en ai marre de remplir ma tête de choses inutiles maintenant et surtout pour mon futur!Bref, je perds du temps... je voulais passer au moins un petit concours sympatoche mais il fallait finalement avoir un bac+2 technico-professionnel! Ca n'existe même pas dans le monde rée cette c..... de filiére, l'administration française est vraiment coupée du monde! J'avais toutes les qualités requises pour être une bonne assistante à la conservation du patrimoine et des bibliothéques! en plus d'être belle et intelligente, j'avais ma parfaite maîtrise du latin et du grec ancien, qui pouvait enfin me servir à autre chose que jouer les pédantes! Sauf que l'intitulé de mon diplôme, acquis si durement, ne leur convient pas! paf! refoulée avant l'épreuve sans une autre forme de procés! Vous allez pas me dire qu'un bac pro serait capable de traduire du Tite-Live quand même????!La france ne tourne pas rond, les décrets ministériels sont opsoleted comme les vieux qui les pondent! Si bien que mon diplôme a une valeur européenne mais nada en France! Foutaises! Bref du coup, je me rabats à contre-coeur sur l'I.U.F.M! Et je bosse mes maths! trop dur! Et j'écoute du Phil Collins, avec des envies d'ailleurs.

IN THE AIR TONIGHT
I can feel it coming in the air tonight, oh lord
Ive been waiting for this moment, all my life, oh lord
Can you feel it coming in the air tonight, oh lord, oh lord

Well, if you told me you were drowning
I would not lend a hand
Ive seen your face before my friend
But I dont know if you know who I am
Well, I was there and I saw what you did
I saw it with my own two eyes
So you can wipe off the grin, I know where youve been
Its all been a pack of lies

And I can feel it coming in the air tonight, oh lord
Ive been waiting for this moment for all my life, oh lord
I can feel it in the air tonight, oh lord, oh lord
And Ive been waiting for this moment all my life, oh lord, oh lord

Well I remember, I remember dont worry
How could I ever forget, its the first time, the last time we ever met
But I know the reason why you keep your silence up, no you dont fool me
The hurt doesnt show; but the pain still grows
Its no stranger to you or me

And I can feel it coming in the air tonight, oh lord...
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