vendredi, 27 juin 2008
suite 2
Chapitre 2: Le rêve
La nuit étendit ses noires armées sur cette maudite journée, avec son lot de tourment et de questionnement. Les yeux fatigués d'Alison ne purent plus verser une seule larme. La peau de ses bras avait pris une couleur feu, sous les pincements nerveux de la jeune fille. Sa maison ne fut pas épargnée. Elle avait renversé ça et là des objets, dont la vue l'insupportait. La télévision, après un rapide allée-retour contre le mur, gisait au sol piteusement, démembrée. Prés d'elle, se trouvaient un authentique service émietté de vaisselles "Made in Taiwan" et une table basse en plastique, façonnée par une consciencieuse machine, dont le seul tiroir avait succombé aux assauts de la jeune fille. Epuisée après tant de révolte et de tristesse, Alison quitta le champ de bataille. Elle s'allongea sur son lit. Elle s'endormit aussitôt et sombra dans les ténèbres nocturnes. Elle perdit toute notion temporelle. Elle s'égara dans ses songes où les jours défilèrent, tous plus insupportables les uns que les autres. Le va-et-vient bruyant et inutile du monde ne l'atteignit plus. Une douce musique emplissait son âme, le souvenir ancien d'une vie heureuse. Bientôt sa propre existence n'eût plus la moindre importance, et elle sentit l'impérieux désir de demeurer dans ses rêves, jusqu'à devenir, elle-même, une brise onirique.
"Ali! Ali! Ali!" Quelle heure pouvait-il être? , bien trop tôt pour se lever en tout cas. Alison s'étira dans son lit, les yeux embrumés, les cheveux en bataille. Elle salua ce jour nouveau, par un large bâillement. Les survivances d'un cauchemar tenace lui firent secouer la tête, comme pour se débarrasser de si sombres poussières somnambuliques. Elle se frotta les yeux. Elle le connaissait ce rêve, et pourtant à chaque nouvelle rencontre, elle demeurait toujours aussi effrayée. "Ali! Ali! Ali!". Elle entendit des petits pas résonner dans le couloir, avec un empressement enfantin. Sans plus de cérémonie, le petit intrus qui l'avait éveillé par ses appels, poussa sa porte. Avant même qu'elle eut le temps de le distinguer, il se jeta sur elle d'un bond, s'exclamant joyeusement: "Debout Ali! Debout! C'est Noël! Lève-toi!" Elle repoussa doucement les assauts du petit garçon et dit en riant: "Hey! Calme-toi, Jonathan! Les cadeaux ne vont pas s'envoler!
-Lève-toi! Je veux ouvrir mes paquets! Viens!
-C'est bon, tu as gagné! Laisse-moi au moins enfiler une robe de chambre! Est-ce que Papa et Maman sont réveillés? Ils n'apprécieraient pas que tu commences sans eux!
-Ils sont en bas! C'est toi qu'on attend! Ils m'ont envoyé te chercher! Dépêche-toi!
-Y'a pas le feu, alors!" Et elle bailla, émergeant à peine du royaume des songes. Son frère sautait comme un jeune chien à ses côtés. Voyant que sa grande sœur ne souhaitait pas brusquer son réveil, il l'attrapa au poignet et l'entraîna de toutes ses forces, dans sa cavalcade. Alison dut le suivre tant bien que mal.
Ils entrèrent d'un même élan dans le salon où les parents les attendaient. Jonathan ne lâcha sa sœur, qu'au pied du sapin, comme s'il craignait qu'elle ne s'enfuie. Mr et Mrs Marx accueillirent chaleureusement leur fille, l'embrassant tendrement. Alison leur finit tout aussi bon accueil. Elle se réjouissait autant de ce moment que ses parents. Ils étaient seuls. Plus tard, les grands-parents, les oncles et tantes, les nièces et neveux, les cousins et cousines envahiraient la demeure familiale. Ils se perdraient de vue, devant accorder leur attention aux uns et aux autres dans un brouhaha festif. Mais cette matinée n'était qu'à eux, quatre. Jonathan tressautait, et rejetait des coups d’œil furtifs aux paquets revêtant son nom, afin de ne perdre aucune seconde de plus. Alison préférait savourer ces secondes.
Elle ne croyait plus depuis longtemps au Père Noël, et ces treize années passées sur la Terre lui avaient enseignées que le désir est plus plaisant que la possession. Le grand sapin était féerique. Les rayons du soleil filtraient à travers les fenêtres et le faisaient rayonner de milliers de couleurs nuancées. Le meilleur moment de Noël était à ses pieds, devant ses yeux, dans son cœur. Elle aurait aimé que la scène demeure éternelle. Ses parents, son frère et elle, réunis et transportés par la joie et l'amour, baignés dans l'odeur du pin et des pâtisseries, elle ne souhaitait guère plus.
"Maman, je peux?" Jonathan, lui, ne tenait plus en place et ne se dérangeait pas pour le faire remarquer. Il était indifférent aux contemplations rêveuses des adultes. "Oui mon chéri! Mais un paquet à la fois!
-Chic! s'écria-t-il sous les regards attendris des Marx
-Alors Alison? Tu n'ouvres pas tes cadeaux?" S’inquiéta son père.
-Ne t'en fais pas, je savoure!" Et elle saisit son premier paquet. Elle observa son petit frère, déjà enseveli sous les papiers déchirés et les présents. Elle reçut pour sa part, des livres et des CD, car elle aimait la musique et la lecture, plus que toute autre chose. Elle entamait l'ouverture de son dernier paquet, pendant que Jonathan appréciait déjà les largesses du Père Noël. Sa surprise fut immense, quand elle découvrit un petit collier bleu, élastique auquel pendait une petite clochette et une médaille vierge de toute gravure. "Rassure-toi! Il n'est pas pour toi!" Plaisanta sa mère.
-C'est un collier? S’enquit Jonathan.
-Oui, un petit collier! Ajouta Mr Marx, un sourire complice à sa femme, "Mais, plus j'y réfléchis, plus je suis certain que son propriétaire aimerait le récupérer, qu'en dis-tu, chérie?
-Il est temps en effet, je reviens!
-Où vas Maman? Demanda Jonathan, qui avait délaissé ses jouets pour se rapprocher de sa sœur.
-Le Père Noël a laissé un dernier paquet pour Alison et Maman va le chercher."
Alison ne soufflait mot. Elle tenait toujours le collier, elle n'osait espérer ce qu'il lui promettait, de peur que ce rêve ne lui échappe. Mrs Marx revint, portant un gros carton auquel le couvercle manquait. "Joyeux Noël mon ange!" Alison se précipita à la rencontre de sa mère, son frère sur les talons. "C'est quoi? C'est quoi?" Emue, la jeune fille ne put s'empêcher de s'exclamer: "OOOOOOOOOOH!" Une mignonne petite boule de poil dormait paisiblement, dans une couverture de laine. Sa mère l'encouragea: "Vas-y, prends-le!" Alison saisit délicatement la frêle créature. Au contact de ses mains, elle s'éveilla et ouvrit de grands yeux bleus, limpides comme le ciel. "Qu'il est beau! Tu es sans aucun doute, la créature la plus magnifique que je n'ai jamais vu!" S’extasia-t-elle en tenant le chaton devant elle. Son petit frère se dressait sur la pointe des pieds pour mieux voir, mais sans succès. "Fais le voir, Ali! S'il te plaît!" Elle s'agenouilla à sa hauteur et déposa le chaton dans les mains qu'il lui tendait, en lui disant de faire bien attention.
"Comme il est doux! Regarde Papa!". Son père lui prit délicatement des mains et dit au minet, d'une voix tendre: "Tu as beaucoup de chance petit bonhomme, et toi aussi, Alison! Ta mère et moi, nous savons que tu as cherché pendant longtemps une amitié sincère que les gens de ton âge ne pouvaient t'offrir. Lui, il te comprendra, sans te juger. Il sera à tes côtés dans la joie, comme dans la tourmente! Les animaux ont de grandes qualités et ce chaton sera exceptionnel, comme toi, si tu prends bien soin de lui. Veuillez l'un sur l'autre. Prends garde à ce que vous soyez toujours ensemble d'une manière ou d'une autre, il lui mit le collier, ceci t'aidera au cas où notre jeune ami aurait des pulsions nomades. Tiens, je te le rends.
-Comment vas-tu l'appeler? demanda Jonathan
-J'en sais rien, tu as une idée toi?
-Pourquoi pas Mirage ou Tonnerre?
-C'est un peu prétentieux! Regarde-le, il est si petit...
-Plume?
-Quoi?
-Tu le trouves petit et moi, doux! Comme une plume!
-Plume? Qu'en dis-tu petit chat? Il ronronnait doucement sous les caresses des Marx
-Je crois que ça lui convient! Tu t'appelleras donc Plume!
-C'est adorable! Bon qui a envie d'une part de gâteau? interrogea Mrs Marx
-Moi! Moi! S’empressa de dire Jonathan.
-Venez voir les enfants!" Ils rejoignirent Mr Marx prés de la fenêtre.
-Il neige!
-C'est beau!" Ils n'avaient jamais vu de la neige à cette période de l'année, mais qu'importe, elle était la bienvenue. Ils se serrèrent les uns contre les autres, dégustant ce spectacle hivernal. Alison bouleversait par sa joie, souhaita un joyeux Noël à ses parents et à son frère, et dans son cœur, à l'univers tout entier. Sans oublier le petit chat, qui s'était endormi au creux de son bras. Elle lui murmura pour ne pas troubler son sommeil: "Joyeux Noël Plume! Dors, ne t'en fais pas, je veillerai toujours sur toi."
Le son perçant et cacophonique d'une sonnette retentit, le rêve se dissipa.
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vendredi, 20 juin 2008
suite1
Chapitre I: Le commencement
"Plume! Plume!" C'est ainsi que débuta cette morose journée d'été sur la terre. Les saisons ne se distinguaient plus les unes des autres, mais on avait continué à diviser l'année en quatre temps pour garder un semblant de repère spatio-temporel.
"Plume! Plume!" Nous étions dans un quartier résidentiel, d'une banlieue anglaise. Il était sur les coups des sept heures du matin, et une jeune femme du nom d'Alison Marx, 22 ans, d'origine néo-zélandaise, après une nuit agitée, passée à guetter le retour d'un être cher, déambulait dans les rues en pyjama, baskets, à la recherche de quelque chose ou plutôt de quelqu'un. "Plume où es-tu?" Et tandis qu'elle arpentait à grandes enjambées son quartier, mêlant à ses appels, une sonorité émise par la contraction de ses lèvres, elle tentait d'alerter son vagabond de compagnon. Mais en vain, ses agissements tirèrent du lit quelques habitants, mais n'éveillèrent nullement la conscience du fuyard. Fatiguée, elle fit une halte. Elle s'assit sur un trottoir pour se reposer. Quelle nuit cauchemardesque! Elle s'était levée toutes les heures. Et cette fichue climatisation qui avait fonctionné à tout rompre. Le bruit de la machine était assourdissant, elle semblait s'être emballée et pourtant il faisait si chaud chez elle. Tout s'était lié pour l'empêcher de fermer les yeux.
Ecarlate, la respiration saccadée, elle avait du mal à retrouver son calme. L'air lui manquait, elle comprit ce dont elle avait besoin. Elle sortit de son sac, une petite bouteille d'oxygène, qu'elle avait eu la présence d'esprit d'emporter malgré son inquiétude. Elle appliqua le masque contre son visage et respira à plein poumon. Cette abondance si soudaine d'air pur l'enivra, et la tête lui tourna. Elle avait bien du mal à retrouver son calme. Plume, son chat, n'était pas rentré et cela n'avait rien de rassurant. Il appréciait sa liberté comme tout un chacun, et il ne se lassait pas d'explorer les environs. Mais lorsque le soleil déclinait, il ne s'attardait jamais dehors et il se présentait, la nuit tombée, sur la fenêtre de la cuisine, afin de savourer son repas et les attentions de sa maîtresse.
Alison avait quitté la Nouvelle-Zélande, alors qu'elle avait à peine 17 ans. Elle avait fui son pays, après avoir perdu sa famille dans la guerre civile, et avait embarqué de force pour l'Angleterre avec son chat. Les liens qui les unissaient, étaient indéfinissables, tant chacun savait qu'il tenait sa survie de l'autre. Plume n'était certes plus tout jeune, mais il était vaillant et l'attachement qu'il portait à Alison, était incontestable. Son absence, hier soir, était inquiétante.
"Plume, viens mon chat!" Se lamentait Alison. Le temps changea, une ombre grandit à l'Est, la pluie menaçait. Cela n'avait rien de bénéfique, c'était une pluie acide, qui pouvait provoquer des brûlures profondes, pour l'imprudent qui demeure dehors. Alison reprit ses recherches. Elle passa devant une rangée de jardins individuels impeccables. On y voyait un gazon coupé à la perfection à 4,5 cm de hauteur, des fleurs étincelantes, des pétales parfaits sans la moindre morsure d'insectes, des arbres à l'accroissement sous contrôle. Tous étaient parfaits, parfaitement en accord avec la norme. Mais toute cette perfection aurait paru suspect à tout oeil qui aurait caressé les beautés de l'Ancien Monde. Celles dont les défauts faisaient l'excellence. Les jardins où l'on voyait l'emprunte soignée de l'homme, accommodant l'environnement à ses besoins, sans le détériorer. Ces terrains là ne respiraient pas, ils étaient conçus dans la même matière lisse et immobile, le plastique. En d'autres circonstances, Alison aurait été désolée par ce mensonge végétal, mais à ce moment, son esprit cherchait quelqu'un, qui ne lui était pas permis de voir. Dans sa quête, elle rencontra une vieille dame. Elle faisait la leçon à un petit caniche, patient. La jeune fille les vit à peine, seule la voix de la vieille dame toucha ses oreilles: "Je t'ai déjà répété mon petit, qu'on ne doit pas jouer avec les chats, surtout quand ils sont morts, ils sont si... " Ces mots résonnèrent dans son esprit. Elle fit demi-tour. Le cœur au bord de l'éclatement, sans se préoccuper des convenances, elle coupa la vieille farfelue dans son monologue: "Vous avez vu un chat?" La vieille dame offusquée et effrayée, acquiesça. "Où ça? Dites-moi où?" Elle lui indiqua d'une main fébrile, le bord d'une grande route. Ils se promenaient comme à leur habitude avant l'heure du déjeuner, et le chien avait trouvé sur le bas côté, un cadavre de chat. Il s'était empressé de le ramener à sa maîtresse, qui n'avait pas apprécié le présent. Après avoir reçu plusieurs coups de parapluie, il s'était résigné à reposer son trophée.
Alison s'élança vers l'endroit indiqué. Les contours d'une forme inerte se dessinèrent à mesure qu'elle approchait. Une larme perla à la naissance de sa pupille et glissa le long de sa joue. Puis quand la triste évidence fut incontestable, une cascade de pleurs inonda son visage. Son cœur savait. Elle n'eut bientôt plus la force de courir, comme si son corps se refusait à surmonter une telle souffrance. Elle s'arrêta à quelques mètres, demeura impassible et statique. Ses yeux se fixèrent sur le pelage rayé et ils ne clignèrent plus. Il sembla pendant d'insupportables secondes que l'horreur l'avait métamorphosée en statue de pierre. Puis une douleur intolérable l'envahit et fit exploser sa carapace de torpeur. Elle sut alors que ce n'était pas un cauchemar. Elle se laissa tomber dans une plainte déchirante, et effleura d'une main tremblante, le corps froid. "Non! Non! Non!" Elle lui devint impossible de dire autre chose. Elle aurait voulu s'allonger ici pour l'éternité et traverser les âges auprès de son fidèle ami.
Une goutte de pluie descendit des nuages et s'écrasa sur le goudron, avec le bruit d'une réaction chimique. Elle sonna comme une mise en garde. D'autres allaient venir, en nombres, et elles seraient sans pitié pour les égarés. Alors Alison, sans s'en rendre compte réellement, prit le corps de son chat dans ses bras. Elle y posa un regard, empli d'affliction. La pluie s'échappa des cieux et s'abattit furieusement sur la Terre. Elle s'acharna sur Alison, qui en sentit à peine les brûlures. Aucune douleur ne pouvait égaler sa détresse psychique. Personne ne s'inquiéta de voir cette jeune fille déboussolée, seule, dehors, victime des intempéries diaboliques. Tout ce que les environs, comptaient en bipèdes, avait pris place dans leur canapé, pour savourer leur émission préférée, se contre-fichant du bonheur ou du malheur de l'Humanité. Qui a dit que la compassion est une vertu humaine? Ne sachant où aller, elle laissa ses pas la guider au milieu des ténèbres, qui cloîtraient sa volonté. Dans sa marche funèbre, elle n'avait cessé d'observer son chat, s'efforçant de le protéger des rafales meurtrières, comme le plus précieux des savoirs. Il était 10 heures du matin et Alison Marx faisait le chemin en sens inverse avec le fantôme de celui, qu'elle cherchait trois heures plutôt. Ainsi, inconsciemment, elle revint chez elle. Mais ce n'était plus la jeune fille du matin, qui était rentrée. Elle avait changé, comme une fillette l'aurait fait, en devenant brusquement une adulte. Une obscurité opaque s'était insinuée dans son âme, qui devint aveugle.
Elle déposa le petit corps sur une table, s'y assit et le veilla le reste de la journée, espérant qu'un souffle de vie soulève sa poitrine. Avec sa tête retournée, il donnait le sentiment d'attendre d'une main bienveillante, quelque caresse sur son menton blanc. Mais son corps recroquevillé semblait vouloir se protéger d'un univers hostile. La vision d'Alison se troubla. Un fragment de sa conscience construisait des hypothèses sur le décès de l'animal. C'était peut-être une voiture. Un conducteur, assuré de sa suprématie, l'aurait renversé et continué son accélération effrénée comme si de rien n'était. Peut-être avait-il maudit cette sale bestiole, léger contre-temps dans sa course folle. Peut-être l'avait-il fait exprès? Juste pour rire ou pour le plaisir de s'emparer d'une vie, un moyen de transcender sa condition en s'accaparant le pouvoir divin. Mais cette supposition n'était plus vraisemblable.
L'ère automobile avait parachevé son règne, entraînant dans sa déchéance, ses adeptes. Les gouvernements avaient bien tenté de ralentir l'épuisement des ressources pétrolières, en instaurant des quotas. Néanmoins, les populations avaient vu cette initiative pleine de bon-sens, comme des restrictions abusives. Et c'était avec un grand plaisir, qu'ils avaient transgressé l'interdiction de gaspiller l'essence. Si bien que leur stupidité infantile avait abouti à l'assèchement des puits de pétrole, et on n'en comptait plus une goutte, excepté aux Etats-Unis. Par la force des choses, on avait appris à se passer de notre confort personnel et à circuler en transport commun. Bien sûr, il demeurait des irréductibles, pour qui la promiscuité était infâme. Ceux-là auraient vendu leur âme au Diable pour conserver leur auto. Mais comme le Diable n'était pas intéressé par le filon, c'était l'Amérique du Nord qui se chargeait de fournir les fidèles du culte routier, en essence. Elle recevait en échange, allégeance et liasses de dollars. Mais ces croyants et leurs engins infernaux n'excédaient pas les 2Okm/h, non par acquis de conscience envers la planète, mais pour la simple raison, que le moindre effleurement intempestif de l'accélérateur faisait chuter inutilement leur plein d'essence. Qui avait donc assassiné Plume et pourquoi?
09:05 Publié dans extrait littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 13 juin 2008
Je ne suis pas humaine... je suis mortelle
J'ai écrit ce texte, j'ai bien réfléchi.... j'aimerai le faire partager à défaut qu'il soit publié, j'espére qu'il vous plaira....

Préface de: Je ne suis pas humaine... Je suis mortelle!
A Mimi, ma muse à quatre pattes, qu'elle ne s'éloigne jamais de ma plume. Et à tous ceux, animaux comme humains, qui m'ont inspirée.
J'ai observé le monde, je l'ai écouté, je l'ai ressenti, et je me suis demandée quel genre d'avenir, je léguerai à mes descendants? Ce livre est sorti de mon imaginaire, mais aussi du plus profond de mon âme. N'y voyez aucun fatalisme ou réalité écrite, juste une probabilité, une mise en garde, car nous sommes tous maîtres de notre destin après tout! Lisez-le, si vous aussi, vous vous interrogez sur le sens de votre existence.
Nous étions en l'an 2400, bien après la grande guerre, qui avait consumé la moitié de l'Humanité, bien après une série de catastrophes qui avait ravagée le monde, laissant derrière leur fureur, une terre défigurée, bien après que l'homme eut éprouvé les limites de la Nature, bien après qu'elle n'eut encore la force de riposter, bien après la disparition des glaciers, bien après l'apparition des assoiffés, bien après la naissance de l'humanité, mais peu avant son extinction.
Le monde tel que nous le connaissons, s'était entièrement métamorphosé, et quand on l'évoquait, c'était sous le nom d'Ancien Monde. Peu de personne s'en souvenait, car tous ceux qui l'avaient connu, étaient morts, et le souvenir qu'on transmettait aux descendants, se dissipait petit à petit, jusqu'à ne devenir plus qu'une légende, le murmure d'un conte merveilleux, inventé pour divertir les enfants.
Les éléments avaient perdu leur aspect majestueux. Ils étaient le triste reflet d'un monde qui se meurt. Le plus royal de tous, le Ciel, voûte céleste des Anciens, avait troqué son bleu limpide pour un vert maladif. Cette couleur s'était formée au fil des siècles, après que les nuages toxiques de la grande guerre s’étaient mélangés à sa composition atmosphérique. Les cieux étaient devenus menaçants, et chacun vivait dans la crainte qu'ils ne jettent sur la Terre, quelques maléfices. Il y avait bien longtemps que plus personne ne levait les yeux vers l'immensité divine, espérant y apercevoir les portes du Paradis. A présent, l'Humanité, confuse devant son triste ouvrage, baissait les yeux et courbait l'échine, comme pour implorer quelque pardon.
Pour calmer cette culpabilité dévorante, certains allaient jusqu’à clamer que le Ciel n'avait jamais été bleu, et qu'il y avait là quelques fantasmagories littéraires d'écrivains ratés. Ce vert tourmenté s'était substitué à l'azur dans les palettes des écoliers. Afin qu'ils ne souhaitent jamais dans leurs rêves repeindre le toit du Monde avec une couleur si paisible, et qu'ils apprennent fatalement à s'accommoder de l'héritage de leurs aïeuls.
Les flots, antique royaume scintillant de Poséidon, avaient eux aussi enduré l'égoïsme humain. La mer, les océans, les rivières et les lacs, comme des parents indulgents, avaient été le tombeau des déchets de leurs capricieux enfants. Du sac plastique aux fûts de résidus nucléaires. Tout un écosystème avait été condamné à mort au profit de la préservation du confort et de l'esthétique. Le climat avait changé, les glaciers avaient fondu, entraînant l'élévation du niveau marin, puis les eaux s'étaient retirées des terres submergées, regagnant leur royaume. Là, sous une chaleur de plus en plus accablante, elles avaient commencé à s'évaporer.
Ainsi, il ne resta bientôt plus, à de nombreuses localités du globe, qu'une épaisse croûte de sel, une vaste mer morte, sur laquelle s'élevait encore des montagnes de rejets humains entassés au fil des générations.
Toute forme de vie avait disparu après des décennies de pêche abusive et de dégazage industriel. Les déchets grangrénaient à présent la Terre nourricière, ne cessant d'augmenter. Mais les hommes ne pouvaient se résoudre à cohabiter avec leur monstrueuse progéniture. Ils en appelèrent donc au bon-sens des élites pour résoudre ce menu problème. Les bien-pensants de ce monde, hommes de science, politiques et industriels, se réunirent et s'accordèrent sur une ultime solution, l'Espace. De puissantes fusées furent construites et les déchets propulsés loin des yeux. Ils encerclèrent la Terre dans son ensemble, comme un anneau maléfique et il n'était pas rare que quelque débris se désolidarise de l'ensemble et s'écrase sous la forme d'une boule de feu meurtrière sur quelques "innocents" humains.
La planète ressemblait à une plaie béante et asséchée. Certains continents avaient été dépeuplés et d'autres souffraient d'une démographie trop importante. Pendant que les occidentaux se complaisaient dans l'agréable, l'Afrique appelait à l'aide. Le peuple à la peau foncée sollicitait la conscience de ceux, pour qui ils avaient massacré les animaux. Les éléphants, les gorilles et leurs semblables mouraient à présent de leur propre chef et l'eau venait à manquer. Devant l'abandon international, les pays les plus démunis comme l'Afrique, avaient connu les plus sombres pages de l'histoire de l'Humanité. Face au manque de nourriture, les instincts reprirent leur place dans le cœur des hommes. On rapporta des vagues de cannibalisme aux quatre coins de la planète, où la famine faisait rage. Ces tristes faits animaient les dîners mondains, affolant les dames, complaisant les hommes riches sur une soi-disant "supériorité raciale".
De l'Afrique ne demeura qu'un désert de sable. Aux détours des dunes, quelques squelettes rappelaient douloureusement la fragilité de la vie. Même les oiseaux de proie ne couvraient plus les airs de leur cri perçant, tout n'était que désolation et silence. Les animaux sauvages naissent et meurent derrière des barreaux, sous les yeux rêveurs des enfants occidentaux.
Surplombant ce paysage désolé, une âpre odeur de gaz, de souffre, de dioxyde de carbone. L'Humanité devait se contenter d'oxygène en bouteille et d'eau javellisée. Et partout, l'air était irrespirable. Ce changement était dû au réchauffement climatique. Mais aussi, au déboisement massif des forêts. Leur massacre répondait notamment à la demande des ménages, qui prenaient du plaisir à changer tous les ans, leurs meubles. Le monde suffoquait et prenait à peine conscience que les végétaux n'étaient pas des futilités esthétiques, mais des éléments vitaux. L'Amazonie n'était plus qu'une terre stérile, son agonie se fit dans l'indifférence générale. En effet, les gouvernements d'Amérique du Sud devaient gérer les crises économiques et les guerres civiles. Et les coups d'état à répétition faisaient trembler l'Amérique du Nord, soucieuse de la préservation de ses richesses.
Ces virtuoses de la pollution avaient su se protéger de leurs exploits. Même s'ils avaient essuyé plusieurs raz-de-marée et cyclones, leur nation gardait un minimum de cohésion, et elle demeurait à la tête du Monde, au moment de décider. Leur président Mr. Betterlife, qui avait été élu plus pour les promesses de vie meilleure qu'offrait son nom, que pour son programme, ne voulait pas déroger à la règle et coupait toute relation dés qu'on le contrariait. Ce qui arrivait rarement, je vous l'accorde, car en qu'à de crise, l'Amérique, devenu premier exportateur de pétrole depuis la grande pénurie de 2100, stoppait tout échange commercial et la France avec son camembert, l'Angleterre avec son gigot à la menthe, et la Chine avec sa nourriture aphrodisiaque à base de testicules de tigre et de bile d'ours, avaient du mal à imposer leur volonté.
A chaque affrontement, l'Amérique remportait toujours le match. Les grands ont toujours le dernier mot, aux petits de l'accepter. Ainsi lorsqu'il fallut trouver une terre encore fertile et préservée, pour que les grands de ce monde ne manquent pas d'air pur, afin de garder la tête froide dans l'exercice délicat du contrôle de l'univers, la Nouvelle-Zélande fut réquisitionnée et ses habitants chassés. Ces derniers n'abandonnèrent leur terre qu'après des années de lutte sanglante, où ils s'opposèrent à l'O.N.U. Cette organisation était devenue la garde rapprochée des élites de demain. Et ses soldats, rebaptisés les casques rouges, tant leurs mains étaient tâchées du sang de nombreuses peuplades, faisaient régner la loi des armes partout où on les envoyait. Les présidents de diverses nations se ressourçaient dans ce petit pays et vivaient en bonne intelligence avec leurs ennemis d'hier. Les puissants ont une aptitude naturelle à agir dans leur intérêt. L'Humanité en général, devait se contenter d'oxygène en bouteille et d'eau javellisée.
Certains hommes, dotés d'un don extraordinaire, plus sensibles que la majorité, qu'on nommait "artistes" parce qu'ils régalaient les humains de leur création, n'existaient plus. Personne n'y avait prêté attention, et comme les animaux et les plantes, on avait appris à vivre sans. Au début des années 2100, collectivement, ces êtres avaient ressenti qu'ils n'avaient plus leur place dans la société et qu'il y avait plus aucun message à délivrer à l'Humanité. Les hommes ne les écoutaient plus, les qualifiant de fous ou d'attardés. Pourtant, ils avaient été les premiers à percevoir la déchéance humaine et la fin proche de toute vie. Ceux, qui après un tel élan de lucidité, ne s'étaient pas suicidés, vivaient reclus, à l'écart, maudissant les hommes et leur propre impuissance. Certains dans leur exil, avaient voulu préserver les merveilles de l'Ancien Monde, plantes et animaux. D'autres, craignant plus la mort que la vie, s'étaient crevés les yeux ou les tympans, ou bien coupés la langue, afin d'entretenir avec le monde le moins de contact sensible possible. Tant cela était devenu douloureux de ressentir les éléments. D'autres enfin, philanthropes idéalistes, refusèrent d'abandonner l'Humanité à son funeste destin. Mais dans leur acharnement vain, ils perdirent tous la raison, évoquant dans leur délire névrotique, les délices et les charmes d'un monde devenu mystique. Il subsistait cependant bon nombre de charlatans qui prétendaient extérioriser le désarroi humain, en traçant un trait rectiligne sur une toile blanche. Ce qui constituait un bon moyen pour les fortunés de prétendre à une sensibilité artistique en tendant leur carte bleue.
Ainsi les prophètes de Dame Nature avaient été remplacés par les as de l'illusion, les adeptes des mathématiques et des sciences, ces détenteurs de la vérité absolue et maîtres de la Nature. Ils avaient de nombreuses fois, profité de la détresse de la planète pour placer quelque judicieuse invention. Par exemple, lorsqu'on avait déploré la disparition des fleurs et la nudité des parcelles de terre devant les maisons, les scientifiques avaient créé des plantes artificielles, plus resplendissantes que les modèles naturels. Et des bombes de parfum étaient commercialisées pour embaumer les jardins, les jours de réception. De même les animaux domestiques étaient devenus des automates à la fourrure dense. Les lions mécaniques étaient particulièrement appréciés par le commun des mortels. On appréciait les regards envieux des voisins sur cette acquisition coûteuse. Les gens étaient plus que ravis, les reproductions avaient les avantages de leur modèle, sans en avoir les défauts. On avait même songé les préserver des pluies acides, fatales aux êtres vivants. Il y avait là quelque brillant travail de nos hommes de science, qui préféraient créer d'immondes substituts du réel, plutôt que de s'appliquer à le protéger, pour justifier leur statut de créateur et non d'écologiste.
De même, sous l'impulsion de leur conseil, les centrales nucléaires couvraient l'intégralité de la demande énergétique mondiale. Et les éoliennes avaient été écartées à cause de leur nuisance sonore et visuelle. Des hautes tours se multipliaient à travers le monde, crachant leur fumée nocive, sur les populations assemblées autour. Parmi ses peuplades, sans le moindre lien selon les autorités avec les retombées nucléaires, des enfants monstrueux naissaient chaque jour dans les maternités. Et cette triste possibilité angoissait les parents tout au long de la grossesse. On redoutait d'avoir pour progéniture ceux qu'on appelait "erreurs de la Nature". Alors qu'ils n'étaient que les victimes innocentes des agissements de leurs ancêtres, la Nature n'y jouait aucun rôle. Pour ceux, dont les paupières étaient scellées, auxquels il manquait un bras, ou dont les organes étaient au dehors, pour ceux-là, aucun avenir n'était offert. Ils trouvaient tous la mort avant de sortir de la clinique. Soit à cause de leur malformation, soit parce que le personnel médical étouffait le problème pour ne pas ébruiter de pareils disfonctionnements. Et si quelque média soulevait la question, on répondait unanimement que la mortalité enfantine n'avait rien d'alarmant et que les chiffres parlaient d'eux-mêmes. C'est l'un des bons côtés des chiffres, on leur fait dire ce que l'on veut. Le geste de mise à mort était rarement commis par les parents. Mais la plupart ne s'offusquait pas de la perte de ce petit "monstre". En effet, ils auraient souffert un grand déshonneur d'avoir une petite fille par exemple, qui n'aurait pas eu d'ongles au bout des doigts. Car ils sont faits pour être peints et une main sans ornement, serait bien disgracieuse.
Les enfants qui naissaient sans malformation physique, n'étaient pas mieux lotis. Ils souffraient de troubles psychiques. Accablés par le stress, la déprime, ils grandissaient avec un profond dégoût pour l'héritage de leurs parents. Le suicide en empêchait une partie d'attendre l'âge adulte, et les adolescents qui voulaient survivre, se gavaient de petites pilules multi-usages.
Devant la multiplication de faits étranges et l'avènement du mal de vivre, les simples d'esprit se réfugiaient dans les fausses voies de l'esprit et de la sagesse: la Religion. Elle qui force les hommes à épouser un mode de pensée, plutôt qu'à réfléchir par eux-mêmes. Elle qui aliène pour son propre compte les peuples en promettant de les aider. Les prêtres des grandes religions déclarèrent unanimement, que tout ceci n'était que la manifestation du mécontentement divin devant la multiplication des homosexuels, de la légalisation de l'I.V.G, du préservatif, .... Beaucoup de choses avait changé, beaucoup en mal, mais la religion, elle, stagnait. Retranchée derrière ses soi-disant textes sacrés, elle s'intéressait plus aux morts qu'aux vivants, sauf lorsqu'il s'agissait de remplir ses caisses. La marche du monde ne la préoccupait uniquement, qu'afin d'effrayer les sots. Elle prenait plaisir à les voir ramper, se tordre de peur, en suppliant un dieu fantasmé, qui réparerait les dégâts. Les prêtres assurés de leur emprise, prêchaient une apocalypse imminente, avec son lot de démons et de catastrophes. Ainsi, les zombis de Dieu se pressaient un peu plus nombreux chaque jour, pour implorer à coup de bougie facturée 5$, la clémence d'un dieu désintéressé. Alors que si apocalypse, il y avait dû avoir, cela n'aurait pas été un grand mal, puisqu'elle aurait mis un terme aux souffrances d'un monde agonisant.
Voici le monde tel qu'il était devenu.
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vendredi, 06 juin 2008
Happy ending
Et voilà les petits lous ceci sera ma derniére note!!! Toute chose ici bas a un début et une fin... J'en ai refait l'expérience, il y a peu de temps.... Mais j'ai retrouvé le sourire, aprés beaucoup de larmes... comme dirait AMY Winehouse: "tears dry on their own..." Outre le fait que j'ai eu ma derniére année de lettres, ce qui m'offre un diplôme de plus... et la naissance d'une petite miss Léna, dimanche 1er juin au soir.... j'ai tenu en quise de cadeau d'adieu,à vous parler de mes amours de pets et en particulier de mes adoptions A.P.A (comprenez comme notre S.P.A locale!!!), histoire de peut-être déclencher des vocations d'adoptants. Donc si vous le permettez, je vais d'abord vous parler de mon Mimi d'amour, ma premiére adoption, mon coup de coeur félin.

Voilà je vous présente mon minou. Je l'ai adopté, il y a huit ans et au départ, c'était pas gagné. Elle était bien trop petite et la vie l'avait déjà amochée... Au refuge, on me l'a pas fait payer, assuré que je ne la sauverai pas... Et pourtant avec de la patience et beaucoup d'attention et d'amour, j'ai réussi... Durant toute sa vie, elle ne m'a apporté que du bonheur. Elle était adorable... extraordinaire... Elle était... parce que il y a une semaine, un jeudi pluvieux comme nous en connaissons trop ces derniers temps, mon petit ange tigré s'est éteint dans l'inhospitalier cabinet d'un vétérinaire... Elle avait un cancer... Elle souffrait... C'est injuste... Je voulais vivre encore à ses côtés, mais je n'en ai pas eu le droit... J'ai encore aujourd'hui beaucoup de peine... j'ai cru que je ne m'en remettrais pas... ceux qui n'ont jamais eu d'animaux, ne sauraient comprendre.... Ils sont idiots ceux qui jugent avec dédain, les humains comme moi qui s'écroulent quand leur compagnon s'en va... Je ne suis ni sénile, ni gaga de mes bestioles... A la maison, elles restent à leur place... Elles ne sont ni mes enfants, ni un complément affectif... Elles sont des êtres vivants à part entiére, capable d'aimer et digne d'amour... Elles se fichent de mon compte en banque ou de mon mauvais caractére ou de mon physique, elles me collent aux bask parce qu'elles m'adorent et que c'est réciproque... Avec Mimi, je n'étais jamais seule à la maison, elle était toujours prés de moi et elle pleurait dés qu'elle ne me voyait plus... C'est moi qui pleure maintenant... Sur le coup, je me suis bien jurée de ne plus jamais avoir de chat... D'ailleurs, il me restait ma Louna...

Mais comment résister à cette boule d'amour????? Je vous présente Willow, le dernier membre en date de ma famille!!!! Un petit mâle tigré trop choux, eh oui un tigré parce qu'avec deux chats tigrés, Farine et Mimi, qui ont compté plus que les autres dans ma vie, je me suis dit, je veux encore un coup de coeur qui me fasse rire et qui un jour, me fera pleurer... Il est tout petit, il n'a que deux mois... il a fait craquer toutes les dames du refuge... il est trop drôle, et puis, il a de toutes petites patounes et un tout petit nez... bon j'avoue, j'en suis dingue!!!!! Enfin voilà, il est déjà collé à moi, mais c'est parce que sa maman doit lui manquer... J'ai adopté celui-là pour toute sa vie de minet, mais ils en restent tellement... de petits et de grands malheureux... chiens comme chats. Alors n'hésitez pas... Cela vous apporterait beaucoup et vous feriez des heureux....
Ainsi à l'A.P.A de Gerzat, un petit mâle, bien triste, (il m'a fendu le coeur, si bien qu'il a failli repartir avec moi, mais j'ai déjà un chat S.D.F à la maison, J.J, que je nourris à l'oeil, alors je l'ai pas pris à regret!!!) rouquin et blanc vous attend, il vous ragarde avec des yeux, l'air de dire: "tu vas pas m'adopter parce que je suis trop grand hein?" Ainsi qu'un petit mâle noir qui ronronne fort et une petite femelle noir aussi, trés joueuse, alors n'hésitez plus s'ils vous font craquer comme moi, allez leur rendre une visite, cela leur fera plaisir.... Pour plus de renseignement, téléphonez au 04 73 91 35 36
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