dimanche, 17 décembre 2006
Les deux jarres
Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues
aux 2 extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses
épaules.
L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre
conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison
du maître, l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse
cargaison en cours de route.
Cela dura 2 ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau
ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages.
Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle
parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.
Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se
sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la
moitié de ce dont elle était censée être capable.
Au bout de 2 ans de ce qu'elle considérait comme un échec
permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau,
au moment où celui-ci la remplissait à la source.
"Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser."
"Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"
"Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau
à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui
fait fuire l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et,
à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau.
Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts",
lui dit la jarre abîmée.
Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein
de compassion, répondit: "Pemndant que nous retournons à
la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs
magnifiques qu'il y a au bord du chemin".
Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long
de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs
baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit
du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait
toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié
de son eau.
Le porteur d'eau dit à la jarre "T'es-tu rendu compte qu'il
n'y avait de belles fleurs que de TON côté, et presque aucune
du côté de la jarre parfaite? C'est parce que j'ai toujours su
que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti.
J'ai planté des semences de fleurs de ton coté, et,
chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin.
Pendant 2 ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques
fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais
je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses."
Morale de l'histoire: Nous avons tous des "éclats", des blessures,
des défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées. Mais il faut mieux tirer parti de ses défauts et les transformer en qualités, plutôt que de complexer, de se sentir diminués par rapport aux autres.
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jeudi, 14 décembre 2006
Quand je serai grande....
Plus j'avance dans les études, plus je me dis que ce que je voulais faire au début (professeur de français) ne me correspond plus (mais alors plus du tout!). Du coup, j'ai cherché les boulots que je pourrai faire avec une licence de lettres modernes, et c'est là que ça coince! Je n'ai aucun d'ébouché hormis l'enseignement. Consternant quand on veut comme moi, fuir l'école! Du coup, il me reste hôtesse d'accueil (traduisez caissiére, vous savez ces pauvres femmes assises toutes la journée, afflubées d'un uniforme ridicule, qui doivent dire "bonjour, merçi de votre visite, bon journée" à des zombis de la consommation qui ne les voyent même pas, et qui tripotent de l'argent toute la journée pour remplir les poches des grands groupes et sont payées à coup de lance pierre!) mais bon, c'était vraiment pas la peine de faire des études, apprendre à compter et à être un bon soldat, ça aurait suffit! ou lieutenant de police.
A tout perdre, je préfére encore la deuxiéme solution, au moins, ce sera pas l'action qui manquera, et puis je serai utile (ou pas....). J'en sais rien! Et à tout gagner, je préférai un boulot enrichissant, bien payé, me laissant du temps libre, avec des enfants, (mais pas dans l'enseignement!!!). Selon mon humble avis, l'école n'est utile qu'à une minorité d'enfants, qui ont les capacités et les moyens financiers de poursuivre des études, et que fait-on des autres? Ceux qui en rentrant le soir doivent faire face à l'abandon, à la violence familiale et ont autre chose à penser qu'à leurs devoirs. L'école anticipe en promettant peut-être un avenir meilleur, mais que faire de ceux qui en bavent maintenant, ça ne nourrit pas un probléme de maths.
Ainsi je préférai faire partie de la structure qui aide les gosses dans le besoin, avant de leur bourrer le crâne de régles de grammaire. Je voudrai faire en sorte que leur présent soit meilleur, pour qu'ils s'accrochent à la vie, et qu'ils ne deviennent pas des adultes brisés. Pour moi, ce genre de choses est plus essentiel que des promesses professionnelles. Est qu'on est plus heureux parce qu'on a un boulot qui nous rapporte un max d'argent? Est qu'on est malheureux d'office parce qu'on est pauvre? Je ne pense pas, la clé du bonheur, c'est à mon avis, de se satisfaire de ce qu'on a. Un peu de philosophie, quelques amis, un peu nourriture, un abri et des vêtements, tels sont les clés du bonheur pour les épicuriens. Je vais plutôt dans ce sens. Ah! Tout était si simple quand à l'âge de 5 ans, j'ai annoncé fiérement à mes parents: "Quand je serai grande, je serai président de la République!" Sinon, je pourrai tout aussi bien, continuer en master, mais la fac, ça m'épuise, n'être jamais averti quand on doit s'inscrire pour une option, ou avoir des profs qui nous collent des bulles pour "nous faire progresser", ça lasse beaucoup d'étudiants! Marre de l'enseignement, marre de perdre mon temps, je ne veux plus apprendre théoriquement, je préfére passer aux travaux pratiques!
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mardi, 12 décembre 2006
Petits poémes elfiques

Voici quelques poémes en elfique écrits par Le Maître en la matiére, J.R.R Tolkien. Admirez et apprenez!
Namarië ( complainte d’Alatarielle dans la Lorien )
Ai ! laurië lantar lassi súrinen,
Ah ! Comme l'or, tombent les feuilles dans le vent,
yéni únótimë ve rámar aldaron !
de longues années innombrables comme les ailes des arbres !
Yéni ve lintë yuldar avánier
Les longues années ont passé pareilles à de rapides gorgées
mi oromardi lissë-miruvóreva
de l'hydromel sucré dans les hautes salles
Andúnë pella, Vardo tellumar
au-delà de l'Ouest, sous les dômes bleus de Varda
nu luini yassen tintilar i eleni
où les étoiles tremblent
ómaryo airetári-lírinen.
par la voix du chant de la reine sainte.
Sí man i yulma nin enquantuva ?
Qui à présent remplira la coupe pour moi ?
An sí Tintallë Varda Oiolossëo
Car désormais, à partir du mont Toujours-Blanc, Varda l'Enflammeuse,
ve fanyar máryat Elentári ortanë
la Reine des étoiles, a élevé ses deux mains comme des nuages
ar ilyë tier undulávë lumbulë
et toutes les routes se sont profondément noyées dans l'ombre ;
ar sin
danóriello caita mornië
et, venues d'un pays gris, les ténèbres s'étendent
i falalinnar imbë met, ar hísië
sur les vagues écumantes entre nous, et la brume
untúpa Calaciryo míri oialë.
recouvre les joyaux de Calacirya pour toujours.
Sí vanwa ná, Rómello vanwa, Valimar !
Perdu désormais, perdu pour ceux de l'Est, est Valimar !
Namárië ! Nai hiruvalyë Valimar !
Adieu ! Peut-être trouveras-tu Valimar !
Nai elyë hiruva ! Namárië !
C'est peut-être toi qui la trouveras ! Adieu !
Markirya
Men cenuva fánë cirya
Qui verra un blanc navire
métima hrestallo círa,
quitter le dernier rivage,
i fairi nécë
les pâles fantômes
ringa súmaryassë
en son sein froid
ve maiwi yaimië?
comme des mouettes plaintives ?
Man tiruva fána cirya,
Qui regardera un blanc navire,
wilwarin wilwa,
vague comme un papillon,
ëar-celumessen
dans les flots de la mer
rámainen elvië
sur des ailes comme des étoiles,
ëar falastala,
la mer écumante,
winga hlápula
l'écume soufflante,
rámar sisílala,
les ailes brillantes,
cálë fifírula?
la lumière déclinante ?
Man hlaruva rávëa súrë
Qui entendra le vent rugir
ve tauri lillassië,
comme les feuilles des forêts;
ninqui carcar yarra
les blanc rochers gronder
isilmë ilcalassë,
dans la (lueur de la) lune luisante,
isilmë pícalassë,
dans la (lueur de la) lune déclinante,
isilmë lantalassë
dans la (lueur de la) lune tombante
ve loicolícuma;
un cadavre-chandelle;
raumo nurrua,
l'orage marmonnant,
undumë rúma ?
l'abysse mouvante ?
Man cenuva lumbor ahosta
Qui verra les nuages se rassembler,
Menel acúna
le firmament se courber
ruxal' ambonnar,
au-dessus des collines croulantes,
ëar amortala,
la mer soulevant,
undumë hácala,
l'abysse béant,
enwina lúmë
l'ancienne obscurité
elenillor pella
d'au-delà des étoiles
talta-taltala
tombant
atalantië mindonnar ?
sur les tours tombées ?
A Elbereth Gilthoniel
A Elbereth Gilthoniel,
Ô Elbereth Enflammeuse d’étoiles
silivren penna míriel
scintillant (blanc) décline étincelant comme des joyaux
o menel aglar elenath !
depuis le firmament l’éclat de la foule des étoiles !
Na-chaered palan-díriel
Vers le lointain ayant regardé au loin
o galadhremmin ennorath,
depuis les terres du milieu emmaillées d’arbres
Fanuilos, le linnathon
Fanuilos, pour toi je chanterai
nef aear, sí nef aearon !
de ce côté de l’océan, ici de ce côté du Grand Océan !
A Elbereth Gilthoniel
Ô Elbereth Enflammeuse d’étoiles
o menel palan-diriel,
depuis le firmament regardant au loin,
le nallon sí di-nguruthos !
vers toi je crie ici sous l’horreur de la mort
A tiro nin, Fanuilos !
Ô regarde vers moi, Toujours blanche !
La Chanson de Firiel
Ilu Ilvatar en káre eldain a fírimoin
The Father made the World for Elves and Mortals
ar antaróta mannar Valion: númessier.
and he gave it into the hands of the Lords. They are in the West.
Toi aina, mána, meldielto - enga morion:
They are holy, blessed, and beloved: save the dark one.
talantie. Melko Mardello lende: márie.
He is fallen. Melko [Melkor] has gone from Earth: it is good.
En kárielto eldain Isil, hildin Úr-anar.
For Elves they made the Moon, but for Men the red Sun;
Toi írimar. Ilyain antalto annar lestanen
which are beautiful. To all they gave in measure the gifts
Ilúvatáren. Ilu vanya, fanya, eari,
of Ilúvatar. The World is fair, the sky, the seas,
i-mar, ar ilqa ímen. Írima ye Númenor.
the earth, and all that is in them. Lovely is Númenor.
Nan úye sére indo-ninya símen, ullume;
But my hearth resteth not here for ever,
ten sí ye tyelma, yéva tyel ar i narqelion,
for here is ending, and there will be an end and the Fading,
íre ilqa yéva nótina, hostainiéva, yallume:
when all is counted, and all numbered at last,
ananta úva táre fárea, ufárea!
but yet it will not be enough, not enough.
Man táre antáva nin Ilúvatar, Ilúvatar
What will the Father, O Father, give me
enyáre tar i tyel, íre Anarinya qeluva?
in that day beyond the end when my Sun faileth?
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lundi, 11 décembre 2006
L'île des sentiments humains
Il était une fois une île sur laquelle vivaient tous les sentiments et toutes les valeurs humaines : la Bonne humeur, la Tristesse, la Sagesse... ainsi que tous les autres, y compris l'Amour.
Un jour, on annonça que l'île allait être submergée. Alors tous préparèrent leurs embarcations et s'enfuirent. Seul l'Amour resta, attendant jusqu'au dernier moment. Quand l'île fut sur le point de disparaître, l'Amour décida de demander de l'aide.
La Richesse passa près de l'Amour dans un bateau luxueux et l'Amour lui dit :
- "Richesse, peux-tu m'emmener ?"
- "Je ne le peux pas car j'ai beaucoup d'or et d'argent dans mon bateau et il n'y a pas de place pour toi."
Alors l'Amour décida de demander à l'Orgueil qui passait dans un magnifique bateau :
- "Orgueil, je t'en prie, emmène moi."
- "Je ne peux pas t'emmener, Amour, tu pourrais détruire la perfection qui règne dans mon bateau."
Ensuite l'Amour demanda à la tristesse qui passait par là :
- "Tristesse, je t'en prie, emmène moi."
- "Oh Amour" répondit la Tristesse "je suis si triste que j'ai besoin de rester seule."
Ensuite la Bonne humeur passa devant l'Amour, mais elle était si heureuse qu'elle n'entendit pas qu'on l'appelait.
Soudain une voix dit :
- "Viens, Amour, je t'emmène avec moi."
C'était un vieillard qui l'avait appelé. L'Amour était si heureux et si rempli de joie, qu'il en oublia de lui demander son nom. Arrivés sur la terre ferme, le vieillard s'en alla.
L'Amour se rendit compte combien il lui était redevable et demanda au Savoir :
- "Savoir, peux tu me dire qui est celui qui m'a aidé ?"
- "C'est le Temps" répondit le Savoir"
- "Le Temps ?", demanda l'Amour, "Pourquoi le Temps m'aurait-t'il aidé ?"
Le Savoir plein de sagesse répondit :
- "Parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la vie".
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jeudi, 07 décembre 2006
Légende hindoue
Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps, où tous les hommes étaient des dieux.
Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.
Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.
Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :
"Enterrons la divinité de l'homme dans la terre."
Mais Brahma répondit :
"Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera."
Alors les dieux répliquèrent :
"Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans."
Mais Brahma répondit à nouveau :
"Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."
Alors les dieux mineurs conclurent :
"Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."
Alor Brahma dit :
"Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."
Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.
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