mercredi, 09 avril 2008

Desperate housewives

Voici un petit extrait de la saison 3 de Desperate que j'ai adoré (la saison et l'extrait!!). La scéne se déroule entre Carlos et Edie (qui est trés touchante!). La saison 3 est un petit bijou, bien meilleure que la précédente. J'attends avec impatience la 4!!!!

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Edie: "Thanks for the flowers."
Carlos: "You're welcome. Come on."
Edie: "You know, about Travers...you can see him if you want. He misses you."
Carlos: "I miss him, too."
Edie: "Oh, and just so you know, he's at a sleepover, so I didn't leave him alone with a six-pack and some matches."
Carlos: "Look, Edie, um...what I said about you the other day was..."
Edie: "Dead-on. You nailed me, Carlos. Maybe not the way that I wanted you to, but still..."
Carlos: "But I had no right to judge you. Besides, the guys, the clothes, the partying. That's you. I mean, that's the Edie that we love."
Edie: "Well, I'm glad you love her, because I'm getting pretty tired of her."
Carlos: "Come on..."
Edie: "I'm a forty-year-old party girl. Do you think that I don't know that my days are numbered?"
Carlos: "I don't know what you want me to say here."
Edie: "Don't say anything. Just...Stop seeing the person that I've been and start seeing the person I could be. Look at me, not the Edie that I show the world. In fact... let's lose her. Forget the blouse that she wears because she knows it shows off her cleavage."

She takes off her blouse.

Carlos: "Edie, what are you doing?"
Edie: "And the skirt that's so short because she knows that guys love long legs."

She takes off her skirt.

Edie: "And the heels. The ones that make her legs look even longer."

She takes off her shoes.

Carlos: "Edie, please."
Edie: "Forget the bra that holds her breasts a little higher than they are on their own these days."

She takes off her bra.

Edie: "And the panties. The ones that hide the scar from my c-section."

She takes off her panties and stands before Carlos, naked.

Edie: "This is it. Hi, Carlos. I'm Edie. I might not be the woman that you thought I was under all of that... But I'm real, and I'm here. And I'm asking for a chance."

Carlos goes over to her and hugs her.
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jeudi, 13 mars 2008

Rien n'est simple

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Lettre à une condamnée

Comment te dire ces mots qui ne sont pas les miens? Ces propos maudits que j’aurai préféré ne jamais entendre, comme toi qui baigne à ce jour dans une douce ignorance. Je ne trouve plus le sommeil, mes pas se sont égarés, mes yeux, voilés. Toutes mes pensées, à toute heure du jour et de la nuit, te sont adressées, toi, qui succombe en silence. Pardonne ma faiblesse. Je ne puis me taire davantage. J’aime et je n’aurai pas dû, extravagance d’un coeur solitaire auquel tu aurais mieux fait de fermer ta porte, comme les autres. Je n’aurai pas tant pleurer. Je porte un tel fardeau, une date sur ta finalité. Que serait-il advenu si je n’avais rien su? Je l’aurai regretté, un jour peut-être, mais aujourd’hui, je ne vis déjà plus. Je suis née pour porter le deuil, j’en ai la certitude depuis longtemps. La mort a rythmé mon enfance et mon adolescence. Je pensais ce temps révolu. J’avais oublié ce qu’on ressentait. On s’est chargé de me rappeler à l’ordre. Ce cauchemar n’a pas de fin. Je suis née nièce, soutien présumé d’une lignée en lambeaux, avilie par la folie et la méchanceté. Je n’avais pas de mère, pas d’aïeule, mon arbre était déraciné. Tu la replantais, tu as endossé tous les rôles, je suis devenue fille et petite-fille. Tu t’es évertué à m’offrir une enfance dorée. Auprès de toi, mon coeur et mon identité fragmentés trouvèrent un foyer chaleureux. Tu pansas mes plaies dans toutes mes batailles. Qui aujourd’hui guérira ce coup de poignard d’où suintent le chagrin et la colère? Qui m’hébergera moi, la voyageuse sans domicile? Pardonne mon égoïsme. Je ne me suis que trop appuyé sur ton altruisme, et j’ai besoin que tu me dises quelle aide, je peux à mon tour, t’apporter. Que tu réconfortes l’enfant terrorisé par l’adieu qui se présage. “C’est fini!” Si j’avais été là, je l’aurai étranglé ce fichu toubib. Qui donc est-il pour oser ne serait-ce qu’apposer sur ton existence exemplaire, une telle sentence. Toi qui n’a jamais baissé les bras, et qui a souvent relevé ceux des faibles, tu as perdu ton ultime combat sans le savoir. Il incombe à tes proches de porter au plus profond de leur âme le sinistre résultat. Voudrais-tu le savoir? Dis-moi que non, dis-moi que ce choix te satisfait. Que tu auras préféré jusqu’à la fin ne pas enclore tes pensées de vivante à la tombe. Tu es libre. Nous portons tes chaînes. Tu peux rêver, ce que moi, je ne peux plus faire. Tu prépares Noël... mon insouciance apparente sera mon dernier présent, j’espère qu’il te plaira. Vis, vis encore. Nous préparons en silence ta sortie. Ne leur en veut pas, ne m’en veux pas. Parce qu’en de pareils circonstances, je suis lâche et je te dirais que je n’étais pas d’accord avec la majorité, mais quelle décision pouvait être la meilleure? Ils m’imposent le silence, j’étouffe. Je tremble quand je te parle, je serre les poings, j’essaye de me souvenir de nos conversations d’avant. Moi qui avais pris l’habitude de tout te dire, je dois te taire le plus crucial. Je ne veux pas me faire le messager de la mort. J’en ai pas la force. Et pourtant ce n’est pas moi qui suis malade, je ne porte pas ce sceau funeste. Toi, tu connais ce mal, tu le ressens. Toi que la médecine des hommes a charcuté, pour mieux abandonner en pâture au crabe. Toi avec laquelle, elle s’est amusée et qui, elle continue de te bercer de douces illusions, lorsqu’elle nous déclare: “C’est fini, il n’y a plus rien à faire.” Amis des bêtes, tu portas aussi l’Humanité dans ton coeur. Tu as eu tort. Où sont passer tes sangsues, soi-disant curatives, qui effrayées par la faux ont abandonné ton corps épuisé? Toi, mon roc et mon modèle, tu es aujourd’hui aussi frêle qu’un roseau et pour la première fois, tu m’as confessé: “ça ne va pas.” mais avec ta pudeur légendaire. Cela a sonné à mon oreille comme le refrain journalier de la masse gémissante, mais pas comme une plainte funèbre, ou comme un adieu. Tu penses renaître, après cette mauvaise passe, comme toujours. Même si je refuse de contredire ton espoir, laisse-moi t’épauler. Tu m’as défié, un jour alors que tu sentais sur tes joues, les prémices de la vieillesse, et sur les miennes, ceux de l’impétueuse jeunesse, en disant qu’adulte, je t’oublierai. Je réitère la promesse formulée à l’époque, à l’aube de ta fin, je t’aimerai toujours même si tu étais devenue une vieille dame gâteuse et chiante. Je ne te verrai pourtant pas vieillir, je ne pourrai prendre soin de tes vieux jours. Je n’ai pas eu le temps de construire ma vie. Vingt ans, c’est trop jeune pour perdre sa mère. Et dire qu’il y a peu j’osais me plaindre de l’opiniâtreté de ma vie. Puis les mots sont tombés. Une gifle aurait-été caresse comparé à cela. Je me suis assise malgré moi, j’ai bégayé. Moi, qui ait toujours réponse à tout, je n’ai rien trouver à dire. A trop te voir héroïne, je ne t’ai pas vu assez mortelle. J’ai pleuré, je pleure. Ca ne m’apaise pas. J’ai crié, ma voix s’est brisée, je ne vais pas mieux. Et pourtant tu es toujours là... que restera-t-il de ma carcasse après ton dernier souffle? Les gens parlent, je n’entends plus, leurs propos bourdonnent à mes oreilles, ça m’agace. J’ai tout le temps froid. Les éloges exécrables des universitaires sur quelques auteurs médiocres, qui n’ont pas une once de ta bravoure, m’excédent. Qui chantera tes louanges? Permets-moi d’être ton modeste Platon. Non aux profanes, mais à ceux qui, aussi infimes soient-ils, qui s’étonneront de mon caractère ambivalent, je dirai que tu as insufflé la lumière de mon âme. Pour ce qui est de ma part d’ombre, qu’ils y voient ton travail inachevé. Je crains que ta mort fasse s’écrouler ta fragile construction. Je me relèverai, ne crains rien. Mais pour le moment, laissez-moi souffrir. Je suis une orpheline en devenir. Le futur me paraît odieux. Le temps trop fougueux. Il nous est compté, pour toi comme pour moi. Je n’ai qu’un souhait: “Laissez moi le temps de lui dire adieu!” Cette prière tambourine dans ma poitrine. Laisse-moi t’accompagner dans tes derniers mois. Ne t’étonne pas de ma présence. Je te sais fière; laisse-moi néanmoins éloigner la présence glaciale posée sur ton front moite. Qu’elle parte. Elle t’aura pour elle, l’éternité durant. Entends-tu, maudite que tu es? Ne me l’enlève pas, pas tout de suite. Permets que je recueille ses ultimes voeux, que de ma main tremblante et par mes propos maladroits, je l’accompagne jusqu’à la fin. Je ne suis pas une novice, tu connais mon visage, mes traits déformés par l’anéantissement, je tiendrai les promesses qu’elle me fera jurer. Ses affaires ne seront pas vendues, je m’occuperai de ses chats et de son chien difforme. Je prendrai soin de mon papa comme elle l’a fait avant moi. Nous serons les derniers représentants de notre race. Je m’attacherai aux petits détails auxquels je ne faisais plus attention, je chercherai inlassablement les fragments de son existence dans la mienne. Le trait d’eye-liner et de khôl sur mes yeux, me rappellera les longues heures où je l’observais pour pouvoir mieux m’en inspirer. L’odeur caractéristique d’une certaine laque me rappellera le parfum qu’elle dégageait. Je propagerais ces recettes de cuisine qu’elle aimait tant faire partager. Je réaliserai mes rêves parce qu’elle aimait me voir combattante. La médecine ne m’attrapera pas. Je vivrai le temps qui me sera donner de vivre. Malgré les turpitudes, je souhaite mener une vie aussi humble et droite que celle de ma tante, et porter jusqu’à ma propre fin, l’amour et l’image de cette femme magnifique, de la dernière femme qu’il sera donné de pleurer.

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Petite entorse au réglement

Ce n'est pas dans mes habitudes d'étaler ma vie sur le net et encore moins d'étaler la vie des autres, en leur faisant des compliments. Il faut dire aussi que j'aime guére en faire des compliments, parce qu'un tel élan n'est jamais vraiment justifié et toujours si c'est sincére quelque peu gênant! J'ai un coeur de pierre et je perçois de m'ouvrir aux autres comme un acte de faiblesse qui peut me nuire. Mais je sais aussi qu'il y a des gens qui valent la peine qu'on leur ouvre la porte, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Des personnes qui ne brillent ni par leur frasques, ni par leur fortune, mais par leur humanité, et qui, à tort, passent à la postérité, faute d'orateur pour chanter leurs louanges!! Ainsi, j'aimerai dédicasser ces quelques lignes à mes cops (mon fan club est ample mais je sais rester modeste!!) parce qu'elles le méritent. Des filles que j'ai choisies d'inviter dans mon petit monde. Alors sortez vos mouchoirs et appareil photo, moment de receuillement! Mô et M.L, d'abord, parce que vous êtes en ce moment mes soutiens. Je vous remercie de votre altruisme et de votre générosité. Mô, je te sais réservée, tu parles peu mais tu écoutes beaucoup, ce qui selon Cléanthe est le B.A de tout bon sage stoïcien. Nous partageons toutes deux les même références et mon humour décalé te fait rire (alléluia!!!), et notre passion commune pour un certain J.C nous unit plus que tout!!! Je peux te raconter un fait minime de mon existence sans rougir de son opiniatreté! Il y a un, je ne sais quoi, qui me rassure chez toi et me fait oublier mes soucis! M.L, c'est bizarre comme certaines personnes peuvent se révéler tout à fait différentes de la premiére impression, en retrait pendant à peu prés deux ans, je t'imaginais comme une fille froide (un peu comme moi d'ailleurs!) mais tu m'as agréablement surpris. Aprés, je pense, un certain contrôle de latin, tu as pris conscience qu'à parler aux gens, on récoltait les bonnes infos au bon moment, du coup par hasard, on a fait connaissance. Comme deux petites miss qui vont dans la même fac d'abord, nos conversations se limitaient à "bonjour, ça va, les profs ils craignent, le latin c'est sale, bye" et puis je ne sais comment, un certain mardi glacial (bien avant peut-être mais je m'en souviens surtout à cause du froid!) on a bien discuté (et on a bien ri). J'ai décelé en toi, une qualité précieuse à mes yeux, outre le fait que tu ne tiennes pas de longs monologues mono-cordes comme certains mais que nos conversations soient aussi apaisantes et grandissantes dans les deux sens, c'est (et ça tu le sais!) TA FRANCHISE! D'elle découle tout un caractére plaisant à fréquenter! J'adore, j'adore, j'adore, (et ce ne sont pas de vaines paroles!!!) d'abord parce que dans certaines situations, ça me fait rire (souviens-toi du gars aux miettes du marché de Noël!) et puis c'est si rare de sentir si peu de pensées dissimulées chez quelqu'un. Non que je veuille percer l'esprit des êtres, nous avons chacun notre jardin secret, mais ne pas mentir lorsque l'on parle avec des faux-semblants, c'est une marque d'estime pour moi (malheureusement avec pareille définition, je devrais me sentir bien peu estimée!!) Et ta vie ce n'est pas happyface tous les jours, tu sais m'en faire partager les bons et les mauvais côtés, tu ne suis pas la constance, irritante, d'être toujours heureuse, ce qui prouve une fois de plus ta sincérité! Tu es pudique, comme Mô, à ta maniére. Tu crains sans cesse de dépasser mes limites, de t'imicer trop dans ma vie. Je n'y vois jamais (sauf pour un certain dormeur!) d'inconvénient parce que tu as gagné ma confiance ( pour preuve physique, mon pseudo ouvrage, je ne l'ai pas fait lire à beaucoup!) et que je t'assure que peu de personnes peuvent s'en vanter. Je suis comme un chien hargneux qui montrent sans cesse les dents, puis vient une personne qui sait l'apprivoiser et il devient docile comme un mouton. Et puis, j'adore parler avec toi. Tu penses que c'est moi, le génie des mots, moi, "le livre", mais je t'assure qu'à mes yeux, tes pensées et raisonnements sont emprunts d'une grande spiritualité et d'une profonde justesse, que tu ne décéles peut-être pas, comme moi, avant que tu me fasses la métaphore du bon bouquin! Et sans oublier nos grandes réflexions philosophiques sur la bouffe, sur la mode et j'en passe.... Surtout ne change pas! Quoique les autres en pensent, on s'en fout, nous sommes les rebelles au mauvais caractére. On est dans la vraie vie pas dans l'illusion! Et ça, c'est génial! Petit bizou, rapide je n'ai plus le temps de m'étaler mais l'attachement n' en est pas moins minime, à ma grande Mô en vadrouille de l'autre côté de la manche, et qui vécut les même galéres que moi, on se comprend si bien et je t'admire beaucoup. A M.A qui est une amie fidéle et qui connaît, mon goût pour les bêtes, pour l'étrange et mes frasques nocturnes, et à sa future petite fille qui sera, je l'espére aussi chiante et attachante que sa môman et que je pourrai torturer! A Nad, sale bête qui m'a initié à l'alcool, et qui pourtant en bousculant une timide collégienne à changer sa vie... A Pô, soeur de mon enfance solitaire, copine de toujours, malgré la distance et les années! A Gross, pour l'insouciance que tu m'as apporté, et le fait que mes meilleurs souvenirs de lycéenne écervelée te sont liés pour la plupart! Voili voilou. J'en ai oublié, je vous aime tous mais je vais quand même me faire engueuler....

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jeudi, 21 février 2008

Quel talent

Voici un petit extrait du seigneur des anneaux, dans la langue du maître, c'est mieux!


"My dear People, began Bilbo, rising in his place. 'Hear! Hear! Hear!' they shouted, and kept on repeating it in chorus, seeming reluctant to follow their own advice. Bilbo left his place and went and stood on a chair under the illuminated tree. The light of the lanterns fell on his beaming face; the golden buttons shone on this embroidered silk waistcoat. They could all see him standing, waving one hand in the air, the other was in his trouser-pocket.
My dear Bagginses and Boffins, he began again; and my dear Tooks and Brandybucks, and Grubbs, and Chubbs, and Burrowses, and Hornblowers, and Bolgers, Bracegirdles, Goodbodies, Brockhouses and Proufoots. ' PROUDFEET!' shouted an elderly hobbit from the back of the pavilion. His name, of course, was Proudfoot, and well merited; his feet were large, exceptionally furry, and both were on the table.
Proudfoots, repeated Bilbo. Also my good Sackville-Bagginses that I welcome back at last to Bag End. Today is my one hundred and eleventh birthday : I am eleventy-one today! 'Hurray! Hurray! Many Happy Returns!' they shouted, and they hammered joyously on the tables. Bilbo was doing splendidly. This was the sort of stuff they liked : short and obvious.
I hope you are all enjoying yourselves as much as I am. Deafening cheers. Cries of Yes (and No). Noises of trumpets and horns, pipes and flutes, and other musical instruments. There were, as has been said, many young hobbits present. Hundreds of musical crackers had been pulled. Most of them bore the mark DALE on them; which did not convey much to most of the hobbits, but they all agreed they were marvellous crackers. They contained instruments, small, but of perfect make and enchanting tones. Indeed, in one corner some of the young Tooks and Brandybucks, supposing Uncle Bilbo to have finished (since he had plainly said all that was necessary), now got up and impromptu orchestra, and began a merry dance-tune. Master Everard Took and Miss Melilot Brandybuck got on a table and with bells in their hands began to dance the Springle-ring: a pretty dance, but rather vigorous.
But Bilbo had not finished. Seizing a horn from a youngster near by, he blew three loud hoots. The noise subsided. I shall not keep you long, he cried. Cheers from all the assembly. I have called you all together for a Purpose. Something in the way that he said this made an impression. There was almost silence, and one or two of the Tooks pricked up their ears.
Indeed, for Three Purposes! First of all, to tel you that I am immensely fond of you all, and that eleventy-one years is too short a time to live among such excellent and admirable hobbits. Tremendous outburst of approval.
I don't know half of you half as well as I should like; and I like less that half of you half as well as you deserve. This was unexpected and rather difficult. There was some scattered clapping, but most of them were trying to work it out and see if it came to a compliment.
Secondly, to celebrate my birthday. Cheers again. I should say: OUR birthday. For it is, of course, also the birthday of my heir and nephew, Frodo. He comes of age and into his inheritance today. Some perfunctory clapping by the elders; and some loud shouts of 'Frodo! Frodo! Jolly old Frodo,' from the juniors. The Sackville-Bagginses scowled, and wondered what was meant by 'coming into his inheritance'.
Together we score one hundred and forty-four. Your members were chosen to fit this remarquable total: One Gross, if I may use this expression. No cheers. This was ridiculous. Many of his guests, and especially the Sackville-Bagginses, were insulted, feeling sure the had only been asked to fill up the required number, like goods in a package. 'One gross, indeed! Vulgar expression.'
It is also, if I may be allowed to refer to ancient history, the anniversary of my arrival by barrel at Esgaroth on the Long Lake; though the fact that is was my birthday slipped my memory on that occasion. I was only fifty-one then, and birthdays did not seem so important. The banquet was very splendid, however, though I had a bad cold at the time, I remember, and could only say 'thag you very buch'. I now repeat it more correctly: Thank you very much for coming to my little party. Obstinate silence. Tey all feared that a song or some poetry was now imminent; and they were getting bored. Why couldn't he stop talking and let them drink his health? But Bilbo did not sing or recite. He paused of a moment.
Thirdly and finally, he said, I wish to make an ANNOUNCEMENT. He spoke this last word so loudly and suddenly that everyone sat up who still could. I regret to announce that - though, as I said, eleventy-one years is far too short a time to spend among you - this is the END. I am going. I am leaving NOW. GOOD-BYE !"

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Lautréamont, les chants de Maldoror

J'adore ce bouquin! c'est sombre, voire morbide, mais tellement bien écrit que la noirceur des mots fait éclore la beauté des chants! En tout cas, c'est de la bonne poésie! Petit extrait.

J'ai vu, pendant toute ma vie, sans en excepter un seul,
les hommes, aux épaules étroites, faire des actes stupides et
nombreux, abrutir leurs semblables, et pervertir les âmes par
tous les moyens. Ils appellent les motifs de leurs actions: la
gloire. En voyant ces spectacles, j'ai voulu rire comme les
autres; mais, cela, étrange imitation, était impossible. J'ai
pris un canif dont la lame avait un tranchant acéré, et me suis
fendu les chairs aux endroits où se réunissent les lèvres. Un
instant je crus mon but atteint. Je regardai dans un miroir
cette bouche meurtrie par ma propre volonté! C'était une
erreur! Le sang qui coulait avec abondance des deux blessures
empêchait d'ailleurs de distinguer si c'était là vraiment le
rire des autres. Mais, après quelques instants de comparaison,
je vis bien que mon rire ne ressemblait pas à celui des
humains, c'est-à-dire que je ne riais pas. J'ai vu les
hommes, à la tête laide et aux yeux terribles enfoncés dans
l'orbite obscur, surpasser la dureté du roc, la rigidité de
l'acier fondu, la cruauté du requin, l'insolence de la
jeunesse, la fureur insensée des criminels, les trahisons de
l'hypocrite, les comédiens les plus extraordinaires, la
puissance de caractère des prêtres, et les êtres les plus
cachés au dehors, les plus froids des mondes et du ciel; lasser
les moralistes à découvrir leur coeur, et faire retomber sur
eux la colère implacable d'en haut. Je les ai vus tous à la
fois, tantôt, le poing le plus robuste dirigé vers le ciel,
comme celui d'un enfant déjà pervers contre sa mère,
probablement excités par quelque esprit de l'enfer, les yeux
chargés d'un remords cuisant en même temps que haineux, dans un
silence glacial, n'oser émettre les méditations vastes et
ingrates que recélait leur sein, tant elles étaient pleines
d'injustice et d'horreur, et attrister de compassion le Dieu de
miséricorde; tantôt, à chaque moment du jour, depuis le
commencement de l'enfance jusqu'à la fin de la vieillesse, en
répandant des anathèmes incroyables, qui n'avaient pas le sens
commun, contre tout ce qui respire, contre eux-mêmes et contre
la Providence, prostituer les femmes et les enfants, et
déshonorer ainsi les parties du corps consacrées à la pudeur.
Alors, les mers soulèvent leurs eaux, engloutissent dans leurs
abîmes les planches; les ouragans, les tremblements de terre
renversent les maisons; la peste, les maladies diverses
déciment les familles priantes. Mais, les hommes ne s'en
aperçoivent pas. Je les ai vus aussi rougissant, pâlissant de
honte pour leur conduite sur cette terre; rarement. Tempêtes,
soeurs des ouragans; firmament bleuâtre, dont je n'admets pas
la beauté; mer hypocrite, image de mon coeur; terre, au sein
mystérieux; habitants des sphères; univers entier; Dieu, qui
l'as créé avec magnificence, c'est toi que j'invoque:
montre-moi un homme qui soit bon!... Mais, que ta grâce
décuple mes forces naturelles; car, au spectacle de ce monstre,
je puis mourir d'étonnement: on meurt à moins.

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