lundi, 11 février 2008
Zic encore et toujours
J'écoute beaucoup de musique en ce moment, ça me déstresse. Ma mère dit qu'à avoir toujours la baladeur à portée d'oreilles, même en ville, je vais me faire renverser un de ces jours. Pas grave, pourvu que je parte sur une chanson qui me plaise, c'est l'essentiel!!!!
Larsen (Zazie)
le réveil
tous les matins c'est pareil
je ne l'entends pas
c'est comme ça
c'est comme tous ces bruits
que tu fais courir sur moi
ça ne m'atteint pas
c'est mieux comme ça
tant qu'on se parlera sur ce ton
je ferai baisser le son...
sourd, on devient sourd
toutes ces sirènes dans nos cours
ça nous gêne
on a beau changer de chaîne
lourd, le cœur est lourd
toutes ces alarmes à l'amour
ça larsen
il faut qu'on reprenne forme humaine
la radio
tous les journaux, c'est pareil
on ne s'entend pas
dans ce monde là
ça sonne
téléphone
mais je fais la sourde oreille
je ne réponds pas
ça sert à quoi ?
tant qu'on se parlera sur ce ton
je ferai baisser le son
sourd, on devient sourd
toutes ces sirènes dans nos cours
ça nous gêne
on a beau changer de chaîne
lourd, le cœur est lourd
toutes ces alarmes à l'amour
ça larsen
regarde où ça nous mène
sourd, on reste sourd
il suffit qu'un peu d'amour
nous revienne
pour qu'on reprenne forme humaine
{...}
je garde les images sans le son
tu devrais changer de ton
nos silences sont plus beaux
que nos assauts
pourquoi nous tailler l'âme au couteau ?
sourd, on devient sourd
toutes ces sirènes dans nos cours
ça nous gêne
on a beau changer de chaîne
lourd, le cœur est lourd
toutes ces alarmes à l'amour
ça larsen
regarde où ça nous mène
sourd, on reste sourd
tous ces appels au secours
ça larsen
reprenons forme humaine
sourd, fais pas le sourd
je te jure que l'amour
en vaut la peine
mais laisse ta main
dans la mienne
15:08 Publié dans music life | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 05 décembre 2007
Evidemment
Cette chanson m'émeut beaucoup. Malgré sa grande simplicité et sa pudeur, elle évoque tant de choses...
Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout
Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout
Evidemment
Evidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Evidemment
Evidemment
On rit encore
Pour les bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Et ces batailles dont on se fout
C'est comme une fatigue, un dégoût
A quoi ça sert de courir partout
On garde cette blessure en nous
Comme une éclaboussure de boue
Qui n'change rien, qui change tout
Evidemment
Evidemment
On rit encore
Pour les bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Pas comme avant
France Gall
14:40 Publié dans music life | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 16 novembre 2007
Lynda
Mercredi soir, concert de Lynda Lemay. J'étais dans la place. Pour résumer, c'était pas mal. Les plus: elle chante bien, elle raconte bien, elle me fait pleurer, reprise de vieilles chansons. Les moins: salle pourrie (mal assise et gla-gla), public vieux et moisi d'où ambiance toute molle, elle aime johnny (aie!), elle est trop axée "famille" (moi qui n'en ai pas, je ne me sens pas touchée par la plupart de ses nouvelles chansons!), pas trop de connivence avec son public (enfin vu le public, on peut pas trop lui en vouloir!), son humour reste limite ( blagounettes qui ne font que rire les profs coincés!!! Eh oui, il faut pas qu'elle oublie qu'elle chanteuse pas humoriste! Qu'elle laisse les bons mots à Laurent Gerra!!!!) Sinon voilà une petite compil de mes morceaux préférées:
Le plus fort, c'est mon père
(cette chanson me parle tellement!!!!!!!!)
Comment t'as fait maman,
Pour savoir que papa
Beau temps et mauvais temps
Il ne partirait pas
Est-ce que t'en étais sûre
Ou si tu savais pas
Est-ce que les déchirures ça se prévoit.
Comment t'as fait maman
Pour trouver le bon gars
Tu l'as connu comment,
Tu l'as aimé pourquoi
Est-ce qu'il y en avait juste un
Dans tout le présent siècle
Et y s'trouve que c'est toi qui dort avec
{Refrain:}
Comment t'as pu trouver,
Un homme qui n'a pas peur
Qui promet sans trembler
Qui aime de tout son cœur
J'le disais y a longtemps
Mais pas d'la même manière
T'as d'la chance maman
Le plus fort c'est mon père
Comment ça s'fait maman
Que dans ma vie à moi
Avec autant d'amants
Avec autant de choix
Je n'ai pas encore trouvé
Un homme comme lui,
Capable d'être ami, père et mari
Comment t'as fait maman
Pour lui ouvrir ton cœur
Sans qu'il parte en courant
Avec c'que t'as de meilleur
Est-ce qu'il y a des mots magiques
Que t'as dits sans t'rendre compte
Explique-moi donc c'qu'y faudrait que j'raconte.
{Refrain}
Quand j'ai l'air d'les aimer
Les hommes changent de regard
Si j'ose m'attacher
Y s'mettent à m'en vouloir
Si je parle d'avenir
Y sont déjà loin derrière
J'avais raison d'le dire,
Le plus fort c'est mon père.
Vas-tu m'dire maman
Comment t'as pu savoir
Dès le commencement,
Qu'c'était pas un trouillard
Qu'il allait pas s'enfuir
Et qu'il allait tout faire
Pour que je puisse dire
Le plus fort c'est mon père
Quel effet ça t'as fait
Quand tu l'as rencontré
Est-ce que ça paraissait
Qu'il allait tant t'aimer
Les hommes bien souvent
Paraissent extraordinaires
Mais dis-toi bien maman
Qu'le plus fort...c'est mon père.
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps qu' la rivière coule
Elle y pense dans la rue et dans la classe
En pleine solitude et en pleine foule
Elle y pense chaque fois que le train passe
Et puis sur chaque pont qu'elle traverse
Chaque fois qu'elle refoule ou qu'elle renverse
Une larme d'enfant et de détresse
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l' temps dans la voiture
Derrière ses parents qui la conduisent
À l'école, au marché ou à l'église
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l' temps à la maison
Quand elle ouvre le tiroir des rasoirs
Ou la petite porte des flacons
Elle y pense chaque fois que le train siffle
Chaque fois qu'elle essaie d'aller moins mal
Chaque fois qu'elle avale ou qu'elle renifle
Une dose à grimper sur les étoiles
Elle y pense chaque fois que la train passe
Chaque fois qu'un regard tombe sur elle
Chaque fois qu'elle tombe sur le regard
Que le regard ne l'a pas trouvé belle
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l' temps qu' la rivière fuit
Elle voudrait s'envoler dans l'espace
Elle voudrait s'enfoncer dans l'oubli
Elle y pense tout l' temps qu'elle se sent laide
Elle y pense chaque fois qu'elle voit sa mère
Se ruiner la vie pour lui venir en aide
Alors qu'elle pourra jamais rien y faire
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l' temps qu' l'océan danse
À marée haute comme à marée basse
Au début comme à la fin des vacances
Elle y pense et pourtant, elle se retient
Elle y pense et pourtant, loin en dedans
Chaque foutue fois que passe le train
Elle a pas envie de s' planter devant
Elle y pense chaque fois mais elle attend
À deux pas de ces rails qu'elle connaît bien
Elle y pense chaque fois mais elle attend
De trouver la façon d'y penser moins
Elle attend qu'on lui vide sa cargaison
Et que dans le courant d'un grand fou rire
En voyant s'éloigner l' dernier wagon
Elle oublie de penser qu'elle veut mourir
Au nom des frustrées
Au nom de toutes les frustrées du monde entier
Au nom de toutes les pauvres laissées pour compte
J'vais crever les pneus de toutes les voitures aux vitres embuées
Et je vais couper les cheveux des grandes blondes.
Au nom de celles qu'à l'intérieur elles sont belles
Au nom de toutes les cocues inconsolables
Je vais filer en douce tous les p'tits couples jusqu'à leurs motels
Et je vais crier "au feu" quand ça a l'air agréable.
Au nom de toutes les bonnes femmes à la diète
Au nom de toutes les victimes d'adultère
J'vais accrocher sans faire exprès avec le bout d'ma cigarette
Tous les visons des secrétaires particulières.
Au nom de toutes les frustrées du monde entier
Je vais kidnapper Adjani et Sophie Marceau
Je vais leur faire bouffer des chips et des brownies à la pocheté
Jusqu'à voir apparaître deux gros ventres flasques.
An nom de toutes les pas jolies mais très gentilles
Au nom de toutes les révoltées contre les hommes
Je vais entrer par effraction chez les p'tits cons tombeurs de filles
Je vais leur faire "gueli gueli" pendant qu'ils dorment.
Au nom de toutes les allergiques aux agaces
Au nom de toutes les ennemies de Sharon Stone
Je vais m'asseoir au cinéma derrière un couple qui s'embrasse
Je vais éternuer dans les séquences cochonnes.
Au nom de toutes les frustrées du monde entier
Au nom des mangeuses de tires de Sainte Catherine
J'vais faire signer des pétitions contre le sexe à la télé
J'vais faire la chasse aux laminés de Marilyn.
Au nom de toutes les coquettes qui vieillissent
Et qui n'attirent plus le regard de leur mari
J'vais m'arranger pour trouver l'moyen d'faire pousser des varices
Sur les gambettes de pétards de Dynasty
Au nom de la désillusion et de la rage
Au nom des tentations secrètes des bonnes-sœurs
J'vais supplier le diable de faire apparaître un feu sauvage
Sur la grosse maudite bouche de Kim Basinger
Au nom de toutes les frustrées du monde entier
J'ai composé cette chanson thérapeutique
Plus on la gueule fort mesdames et plus on se sent libérée
Je la conseille à toutes les frustrées chroniques !
10:11 Publié dans music life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 05 octobre 2007
we used to be friends
Qu'est-ce que j'aime cette chanson!!! Musique du générique de Véronica Mars (série pour ado pré-pubére! Tout ce que j'aime!) En boucle depuis longtemps dans mon baladeur et pourtant je ne m'en lasse pas (bien que je ne saisisse pas toutes les nuances du texte, trop anglais à mon goût de bilingue woman plus habituée au version latine!)
A long time ago, we used to be friends
But I haven't thought of you lately at all
If ever again, a greeting I send to you,
Short and sweet to the soul is all I intend.
A, ah-ahh-ahh-ahh
A, ah-ahh-ahh-ahh
A, ah-ahh-ahh-ahh
A, ah-ahh-ahh-ahh
Come on now, honey,
Bring it on, bring it on, yeah.
Just remember me when you're good to go
Come on now, sugar,
Bring it on, bring it on, yeah.
Just remember me when.
It's something I said, or someone I know.
Or you called me up, maybe I wasn't home.
Now everybody needs some time,
And everybody know
The rest of it's fine
And everybody knows that.
Come on now, sugar,
Bring it on, bring it on, yeah.
Just remember me when you're good to go
Come on now, honey,
Bring it on, bring it on, yeah.
Just remember me when.
We used to be friends a long time ago.
We used to be friends a long time ago.
We used to be friends a long time ago.
We used to be friends, hey hey
A, ah-ahh-ahh-ahh
A, ah-ahh-ahh-ahh
A, ah-ahh-ahh-ahh
A, ah-ahh-ahh-ahh
A long time ago, we used to be friends
But I haven't thought of you lately at all
If ever again, a greeting I send to you,
Short and sweet to the soul is all I intend.
We used to be friends a long time ago.
We used to be friends a long time ago.
We used to be friends a long time ago.
We used to be friends,
A, ah-ahh-ahh-ahh
A, ah-ahh-ahh-ahh
A, ah-ahh-ahh-ahh
A, ah-ahh-ahh-ahh
The Dandy Warhols
09:43 Publié dans music life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 11 mai 2007
Aaron, U-turn (lili)
Chanson tout simplement magnifique que j'écoute en boucle (merçi marie-anne!!), ça me rend mélancolique mais en même temps, en ces périodes post-éléctorales bien sombres plus les partiels, je vois pas trop quel autre état d'esprit je pourrai avoir! Si ce n'est bien sûr le fait que je rechausse mes éperons samedi et que je passais une heure à me balader en forêt à dos de Pie-Nups, comme avant! Et rien que pour ça, ça vaut le coup de sourire largement!!!
Lili,take another walk out of your fake world
please put all the drugs out of your hand
you'll see that you can breath without not back up
some much stuff you got to understand
for every step in any walk
any town of any thaught
i'll be your guide
for every street of any scene
any place you've never been
i'll be your guide
lili,you know there's still a place for people like us
the same blood runs in every hand
you see its not the wings that makes the angel
just have to move the bats out of your head
for every step in any walk
any town of any thaught
i'll be your guide
for every street of any scene
any place you've never been
i'll be your guide
lili,easy as a kiss we'll find an answer
put all your fears back in the shade
don't become a ghost without no colour
cause you're the best paint life ever made
10:05 Publié dans music life | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 19 octobre 2006
Revolution
![]()
Don't you know, talking about a revolution
(sounds like a whispser)
Don't you know, talking about a revolution
(sounds like a whispser)
While we're standing in the welfare line
Crying in the doorstep of those armies of Salvation
Wasting time, in the unemployment line
Sitting around, waiting for a promotion
Don't know know, talking about a Revolution
(sounds like a whisper)
Poor people going rise up, and get their share
Poor people going rise up, and take what's theirs
Don't you know you better run run run run run run run run
All of a sudden you better run run run run run run run run
'Cos finally the tables, are starting to turn,
Talking about a revolution
And finally the tables are starting to turn
Talking about a Revolution
Talking about a Revolution
While we're standing in the welfare line
Crying in the doorstep of those armies of Salvation
Wasting time, in the unemployment line
Sitting around, waiting for a promotion
Don't you know you better run run run run run run run run
All of a sudden you better run run run run run run run run
'Cos finally the tables, are starting to turn,
Talking about a revolution
And finally the tables are starting to turn
Talking about a Revolution
Talking about a Revolution (tracy chapman)
16:56 Publié dans music life | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Into the west (annie lennox)
![]()
Lay down
Your sweet and weary head
Night is falling
You have come to journey's end
Sleep now
Dream-of the ones who came before
They are calling
From across a distant shore
Why do you weep ?
What are these tears upon your face ?
Soon you will see
All of your fears will pass away
Safe in my arms
You're only sleeping![]()
What can you see ?
On the horizon,
Why do the white gulls call ?
Across the sea
A pale moon rises
The ships have come
To carry you home
And all will turn to silver glass
A light on the water
All souls pass
Hope fades
Into the world of night
Through shadows falling
Out of memory and time
Don't say
We have come now to the end![]()
White shores are calling
You and I will meet again
And you'll be here in my arms
Just sleeping
What can you see ?
On the horizon,
Why do the white gulls call ?
Across the sea
A pale moon rises
The ships have come
To carry you home
And all will turn to silver glass
A light on the water
Grey ships pass
Into the west.
16:25 Publié dans music life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 18 octobre 2006
king arthur
![]()
Land of bear and land of eagle,
Land that gave us birth and blessing,
Land that calls us every homeward,
We will go home across the mountains.
We will go home, we will go home,
We will go home, we will go home.
Here our singing, hear our longing,
We will go home across the mountains.
We will go home, we will go home,
We will go home, we will go home.
09:17 Publié dans music life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
May it be (enya)
May it be an evening star![]()
Shines down upon you
May it be when darkness falls
Your heart will be true
You walk a lonely road
Oh! How far you are from home
Mornie utúlië (darkness has come)
Believe and you will find your way
Mornie alantië (darkness has fallen)
A promise lives within you now
May it be the shadows call
Will fly away
May it be you journey on
To light the day
When the night is overcome
You may rise to find the sun
Mornie utúlië (darkness has come)![]()
Believe and you will find your way
Mornie alantië (darkness has fallen)
A promise lives within you now
09:17 Publié dans music life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 21 septembre 2006
Voilà c'est le retour
et quelle meilleur façon de commencer que de chanter....avis aux amateurs!!!!!
Ca fait cent longs hivers
que j'use le même corps
j'ai eu cent ans hier
mais qu'est-ce qu'elle fait la mort
J'ai encore toute ma tête
elle est remplie d'souvenirs
de gens que j'ai vus naître
puis que j'ai vus mourir
J'ai tellement porté d'deuils
que j'en ai les idées noires
j'suis là que j'me prépare
je choisis mon cercueil
Mais l'docteur me répète
visite après visite
que j'ai une santé parfaite
y'est là qu'y m'félicite
{Refrain:}
J'ai vu la Première guerre
le premier téléphone
me voilà centenaire
mais bon, qu'est-ce que ça me donne
les grands avions rugissent
y'a une rayure au ciel
c'est comme si l'éternel
m'avait rayé d'sa liste
Ca fait cent longs hivers
que j'use le même corps
j'ai eu cent ans hier
mais qu'est-ce qu'elle fait la mort
Qu'est-ce que j'ai pas fini
qu'y faudrait que j'finisse
perdre un dernier ami
enterrer mes petits-fils?
J'ai eu cent ans hier
ma place est plus ici
elle est au cimetière
elle est au paradis
Si j'méritais l'enfer
alors c'est réussi
car je suis centenaire
et j'suis encore en vie
{au Refrain}
Moi j'suis née aux chandelles
j'ai grandi au chaudron
bien sûr que j'me rappelle
du tout premier néon
J'ai connu la grande crise
j'allais avoir 30 ans
j'ai connu les églises
avec du monde dedans
Moi j'ai connu les chevaux
et les planches à laver
un fleuve tellement beau
qu'on pouvait s'y baigner
Moi j'ai connu l'soleil
avant qu'y soit dangereux
faut-il que je sois veille
venez m'chercher, bon dieu
J'ai eu cent ans hier
c'est pas que j'ai pas prié
mais ça aurait tout l'air
que dieu m'a oubliée
Alors j'ai des gardiennes
que des nouveaux visages
des amies de passage
payées à la semaine
Elles parlent un langage
qui n'sera jamais le mien
et ça m'fait du chagrin
d'avoir cinq fois leur âge
Et mille fois leur fatigue
immobile à ma fenêtre
pendant qu'elles naviguent
tranquilles sur internet
{au Refrain}
C'est vrai qu'j'attends la mort
mais c'est pas que j'sois morbide
c'est qe 'j'ai cent ans dans l'corps
et que j'suis encore lucide
C'est que je suis avide
mais qu'y a plus rien à mordre
c'est que mon passé déborde
et qu'mon avenir est vide
On montre à la télé
des fusées qui décollent
est-ce qu'on va m'expliquer
ce qui m'retient au sol
Je suis d'une autre école
j'appartiens à l'histoire
j'ai eu mes années folles
j'ai eu mes heures de gloire
J'ai eu un bon mari
et quatre beaux enfants
mais tout l'monde est parti
dormir au firmament
Et y'a qui moi qui veille
qui vis, qui vis encore
je tombe de sommeil
mais qu'est-ce qu'elle fait la mort.
Lynda LEMAY (la centenaire)![]()
14:35 Publié dans music life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










